Manaouda Malachie: "Quand on se vaccine c’est pour échapper à la forme grave de la maladie, à la mort".

Cependant, le pays court encore après son objectif de vacciner 20% de la population d’ici décembre 2021.

Environ 111 mille personnes seulement étaient vaccinées contre le Covid-19 au Cameroun, avant la campagne intensive de vaccination organisée du 7 au 16 juillet 2021. Mais grâce à celle-ci, près de 310 mille personnes ont pu être injectées contre le virus mortel en 10 jours. C’est du moins ce que soutient le ministre de la santé publique. Soit 254 mille personnes ayant reçu la première dose de l’un des deux vaccins disponibles et 56 mille, la 2e dose. Par conséquent, les officiels de la santé affirment avoir atteint les objectifs fixés pour cette opération d’envergure et même au-delà.

« Quand on voyait la lenteur au début, nous nous sommes dit si on pouvait vacciner plus de 10 mille personnes c’est déjà quelque chose. Or nous sommes allés au-delà de nos objectifs requis », a déclaré Manaouda Malachie au micro de nos confrères de la chaine de télévision privée Canal2 International. Satisfait. En effet, les officiels de la Santé voulaient vacciner 200 mille personnes de 18 ans et plus en 5 jours au départ (du 7 au 11 juillet), puis en 10 jours (du 7 au 16 juillet).

En fait, il fallait non seulement atteindre « rapidement » une couverture vaccinale « d’au moins 3% », mais aussi et surtout, écouler les 320 mille doses de vaccins dont disposait le pays avant la péremption du premier lot de l’un de ces vaccins le 29 juillet prochain et un autre le 23 août 2021. « Au regard des résultats que nous avons obtenus pendant la campagne de vaccination, nous n’avons plus de risque que nous ayons des vaccins qui soient périmés en fin août 2021. Nous sommes beaucoup plus sereins dans la conduite de notre campagne », fait savoir Manaouda Malachie.

D’ailleurs, « Nous pensons plutôt que nous allons demander à nos partenaires de faire vite pour précipiter la réception des vaccins pour faire face à la demande qui est forte sur l’étendue du territoire. Nous sommes entrain de travailler pour qu’on fasse avancer les dates de réception des doses venant de la facilité Covax ou de l’Union Africaine », précise l’autorité tutélaire de la santé.

Entre engouement et réticence

C’est que, durant cette campagne, les équipes du ministère de la santé déployées sur le terrain ont manifestement agréablement été surprises de constater un engouement des populations à se faire vacciner sur l’ensemble du territoire. « Nous avons d’ailleurs eu des ruptures de stocks de vaccins dans certaines régions. Nous avons dû prendre dans certaines zones pour pouvoir ravitailler celles des zones qui étaient en rupture », explique Manaouda Malachie.

Cependant, des réticences font encore de la résistance dans certains centres urbains du pays. Il s’agit notamment de Yaoundé, Douala et Bafoussam. « Et c’est regrettable parce que ce sont les villes les plus touchées également », déclare le Minsanté. Mais, « dans l’arrière-pays, la vaccination marche très bien et nous sommes même entrain d’accélérer le processus de réception de d’autres doses pour pouvoir tenir la demande qui est forte en ce moment », poursuit ce dernier.

Ce d’autant plus que le Cameroun poursuit toujours son objectif global déterminé par le plan national de déploiement de la vaccination qui fixe à près de 20% le taux de couverture vaccinale d’ici décembre 2021. C’est-à-dire vacciner 5 millions de camerounais. « Nous sommes entrain de courir derrière cet objectif. Tant qu’on n’a pas atteint cet objectif d’une couverture minimale de 80% pour pouvoir garantir une immunité collective aux populations camerounaises, il faut aller se faire vacciner », indique le Minsanté.

Et d’insister que : « La campagne est finie mais la vaccination continue. Nous allons continuer à faire vacciner nos compatriotes dans nos différents centres de vaccination, dans les différentes formations sanitaires. Le gouvernement encourage fortement les populations à se faire vacciner ». Non sans insister sur la nécessité de continuer à respecter les mesures. « Il faut que nous évitions la 3e vague qui est entrain de sévir ailleurs », dixit Manaouda Malachie. A noter que les derniers chiffres officiels font état de 81 467 cas positifs confirmés et 1 338 décès enregistrés depuis mars 2020.

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