Le Jeudi 18 mars 2021, l’hôpital régional de Garoua a été privé d’énergie électrique de 13h à 19h. Le groupe électrogène de cette formation hospitalière publique sensé prendre le relais après la coupure d’électricité, n’a malheureusement pas pu le faire car, « en panne depuis quelques jours », fait savoir une source proche de la direction générale. Cette situation a malheureusement été fatale à un jeune patient interné au sein de cette Fosa et placé sous oxygène. Lequel va rendre l’âme.

«L’enfant était dans un état critique et placé sous oxygène à la demande des médecins. Lorsqu’il y a coupure de lumière dans la ville entre 13h-19h, il est décédé parce que l’hôpital n’avait aucune autre source d’énergie et donc tous ceux qui se trouvaient dans une situation où leur traitement nécessitait de l’énergie électrique étaient en délicatesse », relate le parent de la jeune victime dans les colonnes du journal L’œil du Sahel.  Pour en rajouter à son calvaire, « Le lendemain, c’est-à-dire vendredi 19 mars, je me suis rendu à l’hôpital en matinée pour me procurer le certificat de décès de l’enfant. Là encore, on m’a dit qu’on ne pouvait pas imprimer parce que l’hôpital n’avait pas de d’électricité», poursuit ce dernier.

Après le décès de cet enfant, plusieurs sources ont annoncé 7 autres morts liés à l’incident. Ce que réfutent des sources proches de la direction de l’hôpital. Contactées, elles reconnaissent qu’il y a eu en tout trois cas de décès d’enfants dans la journée du 18 mars 2021, mais un seul cas était directement lié à l’absence de l’énergie électrique. « Contrairement à ce qui se dit ici et là, il faut reconnaître que nous avons enregistré un seul enfant donc le décès est directement lié à l’absence d’énergie électrique. Deux autres cas d’enfants ont été signalé, mais il se trouve que le décès des enfants n’est pas lié à la coupure de l’énergie », précise la même source. Quoi qu’il en soit, l’affaire fait grand bruit en ce moment dans la ville de Garoua.

Aux sources du drame

En réalité, depuis cinq mois déjà, l’hôpital régional de Garoua subit les coupures régulières de lumière. C’est que, il y a environ deux ans, les lignes de l’opérateur Eneo qui desservent l’hôpital régional de Garoua se trouvaient sur les lignes prioritaires des autorités, notamment du gouverneur de la région « et qui ne subissent pas de coupure du fait de la sensibilité des activités que nous menons ». Sauf que depuis près de cinq mois, la direction de l’hôpital a constaté que leur ligne d’alimentation ne se trouve plus sur les lignes prioritaires et subit des coupures quasiment au quotidien.

Malheureusement, « Le groupe électrogène dont dispose l’hôpital ne peut pas à lui tout seul palier aux multiples coupures de lumière», regrette notre source. Et les autorités de la région dont le gouverneur de et le délégué régional de la santé publique ont été informées de cette situation depuis cette date. En tout cas, hier dimanche 21 mars, le groupe a pu fonctionner et les réparations sont censées s’achever ce 22 mars. A noter que ces heures de coupures (13h-19h) correspondent aux coupures pour le rationnement de l’énergie institué pour faire face au déficit en énergie du barrage hydroélectrique de Lagdo dans la ville de Garoua.

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