Dans la ville de Yaoundé, ce réseau est composé de structures hospitalières publiques et privées sélectionnées pour l’événement.

Dr Charlotte Moussi est confiante. « Nous sommes prêts à couvrir le Championnats d’Afrique des Nations (Chan 2020) et prêts à relever les défis qui pourraient se présenter », rassure la déléguée régionale de la Santé publique pour le Centre. En effet, pour la couverture médicale de ce grand rendez-vous sportif que le Cameroun abrite du 4 au 25 avril prochain, la région sanitaire du Centre jouit d’un dispositif médical constitué d’un réseau de formations sanitaires publiques et privées.

« Des hôpitaux ont été retenus en fonction de leur plateau technique et de leurs spécificités », précise Dr Moussi. Il s’agit de l’hôpital général de Yaoundé, l’hôpital Central, l’hôpital militaire, le Centre des Urgences de Yaoundé (Cury) et le Centre hospitalier de la caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Pour le Chan donc, il est prévu un dispositif médical pour les différentes structures hôtelières qui vont abriter les officiels et les équipes.

Concernant les activités sportives en elles-mêmes c’est-à-dire les matchs et entrainements, une couverture sanitaire sera mise en place, explique la déléguée régionale de la Santé pour le Centre. Le Minsanté prévoit en effet de déployer des équipes pluridisciplinaires avec des ambulances et des post-médicaux avancés pour pouvoir prendre en charge les cas qui pourraient survenir pendant les matchs ou les entrainements. « Les fan-zones seront également couverte par les équipes médicales », ajoute notre source.

Etat d’alerte maximale

En fait, « Toutes les formations sanitaires de la ville de Yaoundé seront en état d’alerte maximale. Et pendant cette période-là, pour pouvoir mettre en œuvre leur plan de gestion des urgences. Notamment, un afflux massif de blessés », poursuit le Dr Moussi. D’ailleurs, une stratégie de gestion des urgences pendant la compétition a été trouvée. Elle consiste à mutualiser les ressources. « Toutes les ambulances médicalisées sont comptabilisées et programmées pour pouvoir assurer soit le transport, soit la couverture des événements qui vont se dérouler », explique un cadre du ministère de la Santé publique. A titre d’exemple, le Dr Moussi explique : « on ne regardera pas qu’une ambulance appartient au CHU ou de l’hôpital militaire ». Toutes ces ambulances seront considérées comme des ressources disponibles durant la période de la compétition. « Elles sont disponibles en quantité et en qualité et les responsables des différentes structures sanitaires assistent aux réunions préparatoires. Donc toutes les ressources disponibles ont été identifiées et seront utilisées pour assurer la couverture de ces activités-là », se félicite-t-on au Minsanté.

Aussi, le Cameroun peut compter sur la qualité des hommes de sons système sanitaire. C’est du moins ce que revendique Dr Moussi. «  Nous avons une expérience certaine à faire valoir et il y a des compétences qui se sont ajoutées à celles qui existaient en 2016 », atteste la déléguée régionale. Précisons que le plan d’actions a été soumis par la Commission médicale pour validation au cours de la réunion de demain 4 février, dans les services du gouverneur de la région du Centre.

En rappel, le Chan est une compétition à laquelle seuls les joueurs évoluant dans leur championnat national sur le continent peuvent participer. Elle est organisée par la Confédération africaine de football (CAF). L’édition 2020 au Cameroun est la 7e et verra la participation de 16 équipes. Le tirage au sort est prévu le 17 février prochain à Yaoundé.

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