Ensemble pour transformer la santé des camerounais.

L’objectif est d’approfondir le diagnostic de l’offre de santé au Cameroun pour y apporter des propositions de solution concrètes et consensuelles.

Le système de santé camerounais souffre de nombreux maux. Au rang de ceux-ci, la gouvernance peu satisfaisante ; la mauvaise organisation de l’offre de soins et services de santé ; l’accès inéquitable des populations aux soins de santé; la mauvaise qualité des soins dispensés, la formation initiale dispensée aux personnels de santé et la recherche en santé inadaptées aux besoins du secteur. Des tares qui viennent s’ajouter à la décrépitude dudit système de santé.

Si 2019 a permis au ministre de la santé publique et son staff d’évaluer, de comprendre et de structurer une démarche à court et moyen termes, 2020 sera l’année de la concrétisation de l’engagement pris. Ce qui passe par neuf chantiers prioritaires. L’organisation des états généraux de la santé est l’une de ces priorités de Manaouda Malachie pour l’année 2020, tel qu’annoncé à Yaoundé le 20 février dernier. C’était au cours de la conférence annuelle des services centraux, déconcentrés et des organismes sous tutelle du Minsanté.

L’objectif ici est d’approfondir le diagnostic de l’offre de santé, « pour y apporter des propositions de solution concrètes et consensuelles », explique le Minsanté. Entre autres priorités, la poursuite des actions relatives à la mise en place de la Couverture Santé Universelle (CSU). Ce sont notamment les études actuarielle et financière en la matière, la mise en place du dispositif informatique de gestion de la CSU et les éléments d’encadrement juridique de la CSU. Le renforcement du plateau technique à travers la construction, la réhabilitation, l’extension et l’équipement des formations sanitaires la consolidation du chèque santé n’est pas en reste. Par ailleurs, six chantiers adossés sur les piliers de la santé publique devront guider l’action et vision de transformation du système de santé camerounais au cours de cette année.

Ce sont par exemple, l’amélioration de la qualité de l’accueil et des soins dans les formations sanitaires, la production et l’amélioration de la gestion des ressources humaines pour la santé, à travers trois grands axes d’intervention. Le troisième chantier concerne le système d’information sanitaire « et notamment sa capacité à fournir des informations utiles, pertinentes et en temps réel pour non seulement évaluer la performance de notre système de santé, mais aussi, de renseigner les décisions à prendre dans une logique d’amélioration continue et permanente de notre offre de soins et de santé, du point de vue de la planification et du suivi-évaluation des interventions », détaille le Minsanté.

Soutien à la production locale des médicaments

Le quatrième chantier concerne les produits médicaux en termes de médicaments, d’intrants de laboratoires, de vaccins.  « Il faudra agir ici sur la disponibilité de ces derniers, mais aussi sur la pharmacovigilance et le contrôle des médicaments, notamment en ce qui concerne le trafic illicite de ces derniers ».   Dans ce volet, Manaouda Malachie veut procéder à l’accélération de la mise en œuvre du plan national multisectoriel de lutte contre les faux médicaments et le trafic illicite de produits pharmaceutiques illicites ; au soutien à la production locale des médicaments et la création des mécanismes de motivation à l’amélioration de la qualité ; à la création de l’Agence Nationale du Médicament et à l’accélération des efforts de renforcement du système de transfusion sanguine.

Le 5ème chantier est celui du financement de la santé. « Les enjeux du financement de la santé, résident à la fois dans la capacité de notre système à améliorer la prise en charge des patients du point de vue de la demande. A terme, nous devons valider notre stratégie de financement de la santé et la mettre en œuvre », précise l’élite de Mokolo. Le 6ème et dernier chantier concerne le leadership et la gouvernance.

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