Cet investissement servira à la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans les zones d’intervention.

34 motocycles, 11 ambulances et 04 véhicules tout terrain de type pick-up. Ainsi se décline le don en équipements roulants destinés aux formations sanitaires des régions où les ratios de mortalité et de morbidité maternelle et infantile comptent parmi les plus élevés au Cameroun. Cet investissement offert par le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) et remis au ministre de la Santé publique le 21 novembre 2018 par sa représentante, Siti Batoul Oussein, vise le renforcement des capacités de supervision et d’intervention en urgence dans 34 districts de santé et 85 formations sanitaires dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est et du Centre. Il fait suite aux données qui continuent d’inquiéter dans ce secteur. En effet, malgré les efforts du gouvernement en matière d’offre de services de santé, la mortalité et la morbidité maternelle et infantile continuent d’être un sérieux problème de santé publique au Cameroun.

Les statistiques récentes indiquent que le ratio de mortalité maternelle est de 782 décès pour 100 000 naissances vivantes (EDS : 2011). Soit environ 7 000 femmes en âge de procréer qui décèdent chaque année des suites de complications lors d’une grossesse ou d’un accouchement. Et pour ne rien arranger, le Cameroun compte environ 2 000 femmes atteintes de fistule obstétricale chaque année. La plupart de ces femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté et dans les localités assez retirées. Elles n’ont par conséquent pas accès à un meilleur traitement. Voilà pourquoi il a été mis sur pied le Projet d’Appui à la Santé Maternelle, Néonatale et Infantile (Plmni) dont la durée d’exécution s’étend jusqu’en octobre 2021, financé par un crédit d’environ 14 milliards de francs CFA, de la Banque Islamique de Développement. La gestion d’une partie importante de ce prêt a été confiée à l’Unfpa par le Gouvernement.

L’Agence onusienne prévoit également d’autres acquisitions d’équipements roulants dans les mois à venir ; les activités de renforcement des ressources humaines et du système de santé ; la supervision des activités de santé maternelle et néonatale ; la construction et l’équipement des infrastructures ; la mise à disposition des équipements médicaux et non-médicaux, des médicaments et des kits. L’Agence des Nations pour la santé sexuelle et de reproduction y apporte son expertise dans le domaine de la santé de reproduction. Le projet comprend également une composante de sensibilisation et mobilisation communautaire. Celle-ci a été confiée par le Gouvernement au Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).

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