Acteurs et partenaires autour de l'UNFPA.

(Lurgentiste.com)– Entre 2018 et 2022, le Cameroun a drastiquement réduit le taux de mortalité néonatale. De 4000 décès sur 100 000 naissances, il est aujourd’hui de 2000 décès pour le membre nombre de naissances vivantes. Cet exploit, apprend-on, est la résultante d’un crédit d’un montant de plus de 15 milliards de FCFA, dont 10 milliards de FCFA avait été alloué à l’UNFPA pour la réalisation des interventions stratégiques dans le domaine de la santé de reproduction dans certaines régions du pays. Notamment l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est et le Centre.

Procédant à l’évaluation de cette démarche le 21 juin dernier à Yaoundé dans le cadre de La Matinale des partenaires pour la santé de reproduction, Noemi Dalmonté, chargée de bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a exprimé son satisfécit quant aux résultats engrangés sur le terrain. « Le projet PASMNI qui est appuyé par la banque islamique de Développement est un projet qui nous a montré les approches à promouvoir dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile au Cameroun », formule-t-elle d’entrée de jeu.

Même si des résultats restent « à atteindre » et que « des défis sont encore là », la chargée de bureau de UNFPA au Cameroun se félicite du travail abattu en plus de 3 ans. « On a vu l’impact assez important de ce projet sur la réduction de la mortalité infantile et néonatale depuis 2018. Nous avons considérablement diminué les décès maternels. On était à 4000 décès de femmes par an au Cameroun et on a diminué déjà à 2000. Le plus grand défi dans le pays c’est allé à la maternité, et y accoucher », a-t-elle déclaré. Non sans suggérer que pour éviter les accouchements compliqués, « on a besoin de sage-femmes bien formées, d’un plateau technique, du sang… ».

Pour le cas spécifique de l’Extrême-Nord où les accouchements sont en grande majorité pris en charge par les « accoucheuses traditionnelles », l’UNFPA indique avoir « eu plus de succès » en collaborant avec celles-ci. Elles sont ainsi devenues des relaies dans des formations sanitaires. Soulignons que les interventions de l’UNFPA dans les cinq régions susmentionnées concernent le renforcement des capacités des ressources humaines en soins maternels, néonatals et infantiles, y compris la formation dans la prise en charge des cas de fistule obstétricale, ainsi que les soins obstétricaux d’urgence.

Le renforcement des capacités institutionnelles ; la mobilisation sociale et communautaire, y compris le micro takaful qui octroie aux femmes victimes de fistules des financements afin de mettre sur pied des activités génératrices de revenus et l’acquisition des équipements, matériels médicaux et médicaments entre autres, ne sont pas en reste. Ces actions participent à l’accélération de la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelle, néonatales et infantile, un des axes prioritaires de la stratégie sectorielle de santé du gouvernement camerounais.

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