(L’urgentiste.com) – Ce 19 janvier 2022, la famille d’Hilaire Ayissi Mengue est attendue devant la magistrate Sanama Ekassi, juge d’instruction près le Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi. Il s’agit de l’audience de confirmation de la plainte introduite depuis le 18 octobre 2021 auprès de cette juridiction par les soins de Me Claude Assira Engouté, avocat constitué par la famille du défunt.

Le TGI a ainsi décidé d’ouvrir une information judiciaire sur cette affaire portant sur la mort d’un garçon de 22 ans, survenue dans des conditions suspectes à l’Hôpital central de Yaoundé (HCY), après deux opérations chirurgicales.

Même s’il a fallu attendre jusqu’à trois mois, pour que l’un des vice-présidents de la juridiction se saisisse «enfin» de l’affaire, la famille du disparu se montre sereine. «On espère à présent que tout sera mis en œuvre pour la manifestation de la vérité», explique une source proche de partie plaignante.

La plainte du 18 octobre vise à inculper les personnes dont les actes et négligences sont susceptibles d’avoir conduit au décès du nommé Hilaire Ayissi. Il s’agit principalement de l’auteur du coup de couteau à l’origine de la première blessure sur le défunt, des deux chirurgiens qui l’ont successivement opéré (docteurs Noah Biwele et Akaba) et de l’infirmière Koah Hortense. Selon le journal Kalara, l’acte d’accusation de Me Assira stipule que tous ces justiciables sont appelés à répondre en fonction des soupçons qui pèsent sur chacun d’entre eux.

Les deux chirurgiens sont ainsi accusés de «vol de document administratif» et de «coups à mort». L’infirmière quant à elle est poursuivie pour «vol» et «dissimulation de preuves».

À l’issue de cette phase de l’information judiciaire ouverte par le TGI du Mfoundi, les accusés seront soit inculpés soit disculpés.

Pour mémoire, l’affaire Hilaire Ayissi éclate en septembre 2021. Blessé à l’arme blanche au niveau du dos, il est admis aux urgences de l’Hôpital central de Yaoundé le 10 septembre, puis décède 9 jours plus tard. Sur sa dépouille, la famille constate des mutilations suspectes et sollicite par écrit des explications auprès des responsables de l’hôpital.

Mais le courrier de la famille reste sans suite jusqu’au jeudi 23 septembre 2021. Jour où elle débarque au bureau du directeur du HCY, Pierre Joseph Fouda, avec la dépouille d’Hilaire Ayissi sous les bras. Le scandale irradie les réseaux sociaux et mobilise les autorités administratives et policières de la capitale. Deux enquêtes sont ouvertes : une policière et une administrative à la demande du Minsanté. À ce jour, les résultats et les conclusions de ces deux enquêtes restent inconnus de la famille éplorée et de l’opinion publique. Idem pour le rapport d’autopsie réalisée le 08 octobre 2021.

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