Scène de vie ordinaire avec ces personnes.

(L’urgentiste.com)-La schizophrénie est une pathologie de plus en plus fréquente dans notre société. Son âge de survenue se situe entre 15 et 35 ans. « Elle a une grande proximité avec la consommation de drogue », fait savoir le Dr Laure Menguene, psychiatre et Sous-directeur de la santé mentale au ministère de la Santé publique (Minsanté). Selon elle, c’est le deuxième trouble psychotique retrouvée à l’hôpital Jamot de Yaoundé. En effet, « On en a 120 hospitalisés actuellement au village de l’Amour. Ce nombre fluctue grandement car autant les familles récupèrent les leurs, autant certains viennent nous confier les leurs. Nous avons plus de 130 que nous suivons à domicile. Je ne compte pas ceux qui sont suivis dans le cadre normal », détaille la psychiatre. Et de conclure : « Donc le nombre est important ».

En fait, « tous les patients qui errent dans la rue sont généralement atteint de la Schizophrénie », explique le Dr Menguene. Toutefois, « Ce sont des personnes comme les autres », martèle-t-elle. A en croire cette dernière, certains vivent en famille, sont des étudiants, enseignants, ingénieurs et mènent une vie normale. D’autres au contraire sont abandonnés et se retrouvent dans la rue.

Or « Avec médicaments et de l’amour, on y arrive », explique le Dr Laure Menguene. D’elle, l’on apprend que la Schizophrénie est un trouble Psychotique. « C’est-à-dire l’individu est déconnecté de la réalité. Il est dans son monde. C’est une maladie normale comme l’prétention, le diabète », indique la psychiatre par ailleurs personnel des PAMMES.

La schizophrénie fait partie d’un groupe de maladies mentales appelées psychoses, dont la particularité est la perte de conscience marquée par des délires. C’est une maladie qui touche la personne dans sa globalité, elle crée chez le patient une dissociation de la personnalité, un repli sur soi même, la bizarrerie dans le comportement, un manque de motivation et d’intérêt pour des choses qui auparavant étaient source de plaisir. D’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), environ 01% de la population générale est frappée par cette maladie. Elle touche près de 170 000 personnes au Cameroun.

La schizophrénie se manifeste par des épisodes aigus du comportement, suivi de divers symptômes chroniques constituant un handicap. Trois symptômes majeurs sont connus. Les hallucinations dans un premier temps. Ce sont une distorsion des perceptions des sens. Le plus souvent, le patient ou schizophrène entend des voix qui le tourmentent, le font souffrir. Elles peuvent l’accuser, lui donner des ordres, le menacer, lui donner des messages. Ensuite, le délire consistant en une modification du raisonnement qui amène à une conviction erronée. A ce stade de la maladie, le patient peut être convaincu qu’il est persécuté, en danger, qu’on veut le tuer, l’empoisonner, etc. Enfin, le dernier symptôme qui est la perturbation de la pensée logique, qui à son tour se manifeste par un langage incompréhensible, avec des associations d’idées décousues qui voit ainsi son monde chambardé.

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