Guérir par la prévention.

Ces chiffres officiels sont du groupe d’étude de la drépanocytose au Cameroun (Gedrepacam).

La drépanocytose continue de faire des victimes au Cameroun. Chaque année, 6000 enfants (contre 4000 avant) naissent drépanocytaires en terres camerounaises, selon les chiffres officiels. Et sur 200 000 drépanocytaires, la moitié meurt avant l’âge de 5 ans. Un camerounais sur 4 peut la transmettre à ses enfants. Les symptômes apparaissent souvent dès l’âge de 5 ou six mois. La drépanocytose est due à une anomalie de l’hémoglobine et se manifeste par des crises douloureuses pouvant affecter les pieds, les mains, le thorax, l’abdomen.

Encore appelé « maladie des os » ou « Hémoglobine S », cette première maladie génétique héréditaire au monde transmise par les deux parents touche majoritairement les pays d’Afrique subsaharienne. D’après l’Organisation mondiale de la santé, 2% des bébés en Afrique centrale et à Madagascar naissent avec la forme la plus grave de cette maladie. Et parmi eux, 50 à 75% en décèdent avant l’âge de 5 ans. Elle est ainsi placée au 4e rang des priorités de santé publique de l’OMS, l’Unesco et l’ONU, juste derrière le cancer, le VIH et le paludisme.

Le dépistage et la prévention demeurent les meilleurs moyens pour éviter cette maladie génétique inguérissable. Notamment les examens prénuptiaux ou avant la procréation (électrophorèse). Par ailleurs, le ministère de la santé publique et ses partenaires prônent le dépistage des nouveau-nés. Aussi, il est conseillé d’avoir une bonne hygiène de vie pour prolonger la vie des drépanocytaires. Ce qui passe notamment par boire beaucoup d’eau, se tenir au chaud et prendre son acide folique.

La 13e journée mondiale de lutte contre cette maladie s’est célébrée le 19 juin dernier. « Syndrome drépanocytaire majeur : Facteur de comorbidité enjeux et défis de la vaccination anti Covid-19 », est le thème sous lequel elle a été commémorée au Cameroun. « Nous l’avons choisi à dessein à cause de la pandémie actuelle. Quand on donne les manifestations de la pandémie, on voit que le virus s’attaque aux poumons or le drépanocytaire est fragile des poumons. Il est sujet à des infections pulmonaires. Et ces infections déclenchent des crises qui peuvent aller jusqu’à une complication qu’on appelle syndrome thoracique aigue », précise Lydie Ze Meka, coordinatrice nationale de « Convergences drépanocytose ».

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