La psychiatre et responsable de l’unité de prise en charge psychologique de l’équipe de psychologues et psychiatres qui s’est déployée dans la région du Sud-ouest pour apporter un soutien psychologique aux victimes, revient sur leur état de santé mentale et donne des conseils pour aider les survivants de tragédie.

Quel est l’état psychologique dans lequel votre équipe et vous avez trouvé ces populations ?

Les principaux concernés étaient les parents des victimes, et les victimes. Pour les victimes c’était beaucoup plus les états de stress aigu. Pour les parents des enfants décédés, c’est la détresse. Ceux qui vivent de façon permanente c’est l’hypervigilance, l’état d’alerte et une anxiété sous-jacente.

Que faut-il faire pour eux dans l’immédiat ?

A l’immédiat, il faudrait qu’ils se sentent en sécurité, qu’ils bénéficient d’un accompagnement psychologique car c’est une situation extrêmement traumatisante.

Comment doit-on gérer ce choc psychologique et quel doit être le rôle de l’entourage des familles éprouvées et proches des victimes ?

C’est important que ces derniers soient entourés, soutenus de tous. Qu’ils puissent verbaliser                                                                           leur douleur, leur souffrance. Bref, qu’ils soient accompagnés.

L’équipe des Psy au chevet des victimes.

Comment aider les survivants à faire leur deuil, surmonter leur peur et reprendre goût à une vie normale ?

Comprendre d’abord que c’est normal qu’ils soient dans cet état, les entourer, les soutenir, ne pas les laisser seuls. Comprendre qu’il y a des souffrances que seul le temps apaise, être à leur écoute et rechercher l’aide d’un professionnel en santé mentale si survenu d’un comportement anormal.

Quelle démarche préconisée dans la prise en charge psychologique face à ce traumatisme psychique ?

Essentiellement la verbalisation. Que la personne puisse verbaliser ses pensées, ses émotions car ces derniers qui de façon chronique entraînent la sécrétion de substances toxiques pour l’organisme. On aura donc comme conséquences, les problèmes physiques (céphalées, Gastrite, HTA et Mort) et ou des problèmes mentaux (troubles anxieux, dépression, consommation de substances psycho actives, désinvestissement scolaires, agressivité etc…).

L’équipé mobilisée pour le soutien psychologique aux victimes.

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