La lèpre est une maladie mal connue au Cameroun. Ce constat a encore été fait au cours de la célébration de la 68e Journée mondiale de la lèpre le 31 janvier 2021. En effet, selon les officiels camerounais de la santé, une étude publiée en 2018 au Cameroun a montré que 25% des participants à l’étude sont convaincus que la lèpre est une malédiction et une punition divine. 16% pensent qu’elle est causée par du sang impur alors que 15% croient qu’elle est héréditaire.

« Dans cette même étude, il a été révélé que seulement 42% accepteraient de serrer la main à une personne atteinte de la lèpre, 32,6% partageraient le même plat et 28,3% permettraient à leur enfant d’épouser une personne atteinte de la lèpre », précise dans les colonnes du quotidien bilingue national Cameroon Tribune, le Pr Louis Richard Njock, secrétaire général du ministère de la Santé publique (Minsanté). D’où le thème de cette année : « La lèpre n’est pas ce que tu penses », dont le but est de mieux informer sur cette maladie infectieuse chronique causée par le mycobacterium leprae.

Egalement connue sous le nom de maladie de Hansen, cette « maladie d’hier et d’aujourd’hui » (compte tenu de ce que ses victimes se comptent encore par des centaines de milliers) affecte principalement la peau, les nerfs périphériques, les surfaces muqueuses des voies respiratoires supérieures et les yeux. Elle est guérissable et sans séquelles, si elle est détectée précocement et traitée de manière adéquate. Une détection est précoce quand la maladie est encore au stade de taches cutanées. Selon le nombre de taches, le traitement peut durer six ou douze mois.

Elle se manifester à tous les âges, de la petite enfance à la vieillesse. D’après le secrétaire général un traitement précoce peut prévenir les handicaps. A noter que le traitement contre cette maladie infectieuse est gratuit. Les médicaments contre la lèpre sont disponibles dans tous les services de santé de districts et centres de santé déclarant et prenant en charge les cas de lèpre.

Grâce à ce traitement, et aux stratégies de lutte efficace mises en œuvre au Cameroun depuis 1985, « Le nombre annuel de nouveaux cas est passé de 25031 à moins de 200 cas en fin 2020 pour un taux de détection national de huit cas pour un million d’habitants », a confié le SG du Minsanté.

Néanmoins, le Cameroun regorge encore de personnes atteintes de la lèpre principalement dans les régions de l’Adamaoua, du Centre du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 200 000 nouveaux cas sont dépistés chaque année, soit un toutes les 5 minutes.

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