A propos du Coronavirus, lire l’éclairage du microbiologiste, virologue, chef du département de microbiologie, hématologie, parasitologie, immunologie et maladies infectieuses à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I.

Le cas d’un patient affecté par ce virus a été confirmé au Cameroun. Y a-t-il lieu de s’en inquiéter ?

Au stade actuel de l’épidémie au Cameroun, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, mais des précautions d’ordre général doivent être prises. Il suffit seulement de rappeler certaines mesures de prévention à prendre pour réduire les risques d’infection à coronavirus. Ces mesures font d’ailleurs partie des guidelines de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des Center for Diseases Control (CDC). A savoir : bien se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique ; se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir ou avec le pli du coude quand on tousse ou éternue ; éviter tout contact étroit avec une personne présentant des symptômes de type grippal ; ne pas chercher à entrer en contact direct avec des animaux sauvages ou d’élevage.

A partir du moment où un cas est avéré au Cameroun, quel est le risque de propagation du virus ?

Le risque de propagation du virus est réel si les mesures de prévention énoncées ci-dessus ne sont pas appliquées. En cas de pandémie, les mesures pour éviter la propagation du virus peuvent aller de la mise en quarantaine de certaines populations (interdit de quitter leur ville de résidence trois semaines après le début de l’épidémie), à la fermeture des gares, aéroports et des autoroutes, barrage routiers installés aux limites de la métropole, fermeture des bars et restaurants, des écoles, port de masque chirurgical obligatoire dans les rues, désinfection des trottoirs (eaux+désinfectant), l’objectif étant de stopper efficacement la diffusion du virus afin de garantir la santé et la sécurité des populations.

Quel est le traitement appliqué aux malades jusqu’ici ?

Il ressort de l’étude des cohortes de patient les stratégies thérapeutiques suivantes : traitement symptomatique d’une grippe ; antibiotiques si infection bactérienne ; soins intensifs ; chambre d’isolement à pression négative. Ce traitement dépend surtout de notre capacité à diagnostiquer rapidement les patients. Sur le plan biologique, les outils de diagnostic existent et d’autres sont en cours de développement, notamment les tests de dépistage rapide. Des travaux de recherche en cours dont nous avons connaissance des résultats préliminaires nous permettent d’envisager la mise au point d’un test de diagnostic rapide d’ici le mois d’avril 2020. Quant au vaccin prophylactique, il est encore en cours de développement.

Source : Cameroun Tribune

 

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