Le pays recherche toujours les 3 milliards de Fcfa pour combler le gap de financement de ce plan.

Le Cameroun est à cours de financements pour mener à bien son plan de transition polio 2017-2021. Dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite, le pays fait face à une réduction des ressources extérieures, les principaux donateurs traditionnels ayant décidé de se retirer de manière progressive. Le pays devait donc mobiliser de nouveaux financements. Car, celui disponible des partenaires techniques financiers qui est de 33 milliards 511 millions 776 mille 528 Fcfa, s’avère insuffisant. Il subsiste un gap de financements des activités dudit plan de transition chiffré à 3 milliards de Fcfa, qu’il fallait combler. D’environ 10,52%, ledit gap connait un accroissement progressif de la 1ere à la 5e année de la phase de transition.

Voilà pourquoi le 27 février 2019, le Cameroun faisait du charme aux donateurs. La table-ronde organisée à Yaoundé à leur intention avait pour but d’obtenir d’eux, le financement de la transition polio dont le budget prévisionnel était de 37 milliards 451 millions 489 mille 933 de Fcfa, sur cinq ans (2017-2021). Ceci, pour maintenir le statut d’Etat exempt de polio déclaré en 2015 et assurer la continuité des actions en cours.

Il fallait donc explorer de nouveaux partenariats et recueillir des engagements formels des potentiels donateurs que sont par exemple, les représentants de l’OMS et de l’Unicef au Cameroun, des missions diplomatiques, des organismes internationaux, des chefs des agences de coopération, des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, les parlementaires, la société civile et des personnalité ressources.

Huit mois se sont écoulés depuis lors. Mais la cagnotte n’enregistre toujours aucun radis d’après des sources proches du dossier au Programme Elargi de vaccination (PEV). « On n’a pas du tout évolué. A ce jour, nous n’avons reçu aucun financement. Pourtant, c’est l’Etat à travers le ministère de la Santé qui doit aider à mobiliser cet argent», déplore l’une d’elles. Pour celle-ci, « Il faut un plaidoyer de haut niveau ».

A en croire d’autres sources concordantes, le groupe de travail (composé entre autres du Minfi, d’un représentant du Gicam et des autres administrations) chargé du suivi des engagements de cette table-ronde des donateurs n’a toujours pas vu le jour. « Le dossier a été confié à la Dcoop (Division de la Coopération : Ndlr) depuis deux mois. C’est à ce niveau qu’on doit assurer le suivi et la mise en œuvre de ce dossier qui du moins, ne semble pas être une priorité pour eux », croit savoir une de nos sources. La mine sombre.

Pourtant, « C’est à nous de fixer le cap des réformes et de conduire, avec l’ensemble des partenaires, le processus qui doit aboutir à la mise en œuvre effective du Plan de transition », avait reconnu ce jour-là, Manaouda Malachie.

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