(L’urgentiste.com)– Les Docteurs Pierre Bassong et Berthelot Zambo sont attendus au ministère de la Santé publique ce 4 mars 2022. D’après les différentes correspondances datées du 28 février 2022 dont nous avons eu copie, ils y sont convoqués pour une réunion de concertation avec l’autorité de tutelle, Manaouda Malachie. C’est « au sujet de la situation de l’ONMC », précise le ministre de la Santé publique.

Ce dernier exhorte respectivement à l’ex Président du Syndicat des médecins du Cameroun (Symec) et au Représentant régional du Centre, de l’ONMC, de se munir « des instruments juridiques qui encadrent le processus électoral au sein de votre corporation ». Par ailleurs, pour le Dr Zambo particulièrement, Manaouda Malachie lui demande de se « faire accompagner des membres de la représentation régionale de l’ONMC/Centre, ainsi que de la base juridique qui la met en place ».

Mercredi dernier, c’est le Président Sandjon et son bureau qui étaient convoqués. Mais, faute d’indisponibilité de certains membres dont le Président et la Vice-Présidente (hors du pays), une requête pour un report a été adressée à leur tutelle. «Je suis content de cette convocation. Il faut dialoguer avec toutes les parties », a réagi le Dr Guy Sandjon. En réalité, cette concertation est relative à la crise préélectorale qui couve au sein de cet Ordre national des médecins du Cameroun, à propos des élections du prochain bureau.

Au Centre du problème, l’épineuse question du non-respect des dispositions légales décrié par le Dr Pierre Bassong. Principalement, l’absence d’un président de l’Assemblée générale et d’un règlement intérieur au sein de l’ONMC. Pour étayer ses propos, il convoque l’article 25, alinéa 3, de la loi du 10 août 1990 relative à l’exercice et à l’organisation de la profession de médecin ; et le décret d’application de ladite loi du 22 juillet 1992, en son article 7.

A titre d’exemple, « Les représentations régionales et le poste de vice-président ne sont prévus par aucun texte alors qu’en adoptant un règlement intérieur, de telles dispositions auraient été prévues », fait savoir le Dr Bassong. Pour ce syndicaliste et certains de ses compagnons, il faut notamment une réforme de l’Ordre et la rédaction d’un nouveau règlement intérieur. « Il n’y aura pas élection à l’Ordre sans mise en place d’un règlement intérieur », menace un médecin, membre du Symec.

Selon ce membre du Symec, « Nous n’en avons jamais. Le document qu’ils brandissent depuis quelques années et avec lequel on punit les médecins n’a jamais été validé par l’assemblée générale », charge-t-il.  Sauf que, « Pour revoir les textes il faut voir si tous les médecins sont d’accord ou si c’est uniquement une poignée d’activistes », argue un membre du bureau sortant. Et ce dernier de préciser que les textes actuels existent depuis 1951, avec le Pr René Essomba.

En tout cas, Manaouda Malachie va écouter chaque partie et trancher. D’après nos sources proches du dossier, l’on s’achemine vers une Assemblée générale extraordinaire dans un premier temps. Elle servira à la révision et à l’adoption des textes querellés. Puis, suivra la très attendue AG élective. Les délais de ces deux procédures n’ont pas été communiqués. Affaire à suivre.

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