D’après l’organisation, c’est une épidémie qui aurait dû être évitée.  

L’organisation indépendante Greenpeace n’est pas tendre avec le Cameroun. Dans un communiqué intitulé « Une crise sanitaire secoue le septentrion du Cameroun », Andoh Rex, responsable de la mobilisation de Greenpeace Afrique épingle le Cameroun au sujet de sa gestion de l’épidémie de choléra, dont les victimes se chiffrent à plus de 40 morts et de plus de 600 personnes en sont affectées. Pour Greenpeace, « il s’agit d’une crise sanitaire qui aurait pu et aurait dû être évitée. Le système camerounais de gestion de la santé publique laisse beaucoup à désirer », tance l’ONG. Laquelle compatit avec les familles endeuillées de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Mais loin de cette compassion, Greenpeace charge particulièrement le régime de Paul Biya. « Greenpeace Afrique est consciente de la pléthore de défis économiques et sociaux auxquels le régime Biya est confronté. Mais, faire de l’intérêt du peuple la priorité devrait être la préoccupation majeure de tout gouvernement digne de ce nom », écrit-on.

L’organisation indépendante qui n’est pas à son premier brulot à l’endroit du Cameroun enfonce le clou lorsqu’elle parle de l’émergence à l’horizon 2035. « Ce serait un euphémisme que de dire que les équipements publics s’effondrent. Le système de santé publique et le système social défaillants doivent être profondément réorganisés et dotés d’une base solide pour permettre au pays de répondre efficacement aux besoins de tous les Camerounaises et Camerounais. Nous espérons vivement que le régime camerounais offrira le droit à un environnement propre à tous ses citoyens », déclare Andoh Rex.

La communication de ce dernier est laconique, mais davantage incisive. Quatre départements ministériels sont particulièrement ciblés les critiques acerbes de l’ONG. Ce sont les ministères de la Santé (Minsanté), de l’Education de base (Minedub), de l’Eau et de l’Energie (Minee), et de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded). « Du manque d’eau potable dans presque toutes les grandes villes, aux immondices dans de nombreuses rues, ce n’est peut-être qu’une question de temps avant que d’autres régions ne soient affectées par la crise sanitaire qui sévit dans le Grand-Nord du pays », s’inquiète l’ONG. 

Pour Greenpeace qui fait un tacle à la régulière au Minedub, « La campagne d’éradication du choléra dans les écoles camerounaises lancée par le ministre de l’Éducation de base, Youssouf Adjidja Alim, baptisée « Mon École sans Choléra » laisse beaucoup à désirer. Cette campagne devrait avoir une approche holistique en abordant non seulement les questions d’hygiène de base dans les écoles, mais aussi d’autres problèmes dans tous les aspects de la vie des Camerounais ». 

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