Lutte contre la mortalité infantile. Le plaidoyer de Manaouda Malachie en faveur de la vaccination

Face à la presse hier, le ministre de la Santé publique (Minsanté) a tenu à rassurer l’opinion publique nationale sur sa fiabilité et ses bienfaits.

Au Cameroun, le recul des maladies telles que le tétanos néonatal, la tuberculose, la rougeole, les diarrhées causées par le Rotavirus, les méningites cérébrospinales foudroyantes et le virus polio sauvage est à mettre à l’actif d’un « principal outil » : la vaccination. Le ministre de la Santé publique (Minsanté) indique d’ailleurs qu’« il n’y a aucun doute » là-dessus. Après sa sortie sur les réseaux sociaux samedi dernier, Manaouda Malachie a réitéré les bienfaits de la vaccination hier 13 octobre à Yaoundé, face à la presse.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les enjeux de cette communication ministérielle ne sont plus à démontrer. En effet, elle intervient au moment où les équipes de vaccinateurs, personnels de santé font face aux réticences et méfiances des populations à la vaccination et à la prolifération des rumeurs. L’émergence des groupes et lobbies anti-vaccin et les nombreux cas de refus enregistrés pour la plupart dans les villes de Yaoundé et Douala ne sont pas reste.

Devoir de vaccination

Ce qui a pour conséquence « une baisse de la fréquentation des services de vaccination, dont le corolaire direct est la résurgence des épidémies de rougeole (79 Districts de Santé dans 8 Régions) et du polio virus de type 2, dont un seul cas constitue une épidémie en raison de sa forte contagiosité », regrette le Minsanté. D’où son plaidoyer en faveur de la vaccination, de sa fiabilité et de ses bienfaits. Ledit plaidoyer était essentiellement axé sur « Chaque parent », qui « a le devoir de faire vacciner son enfant, pour le préserver des maladies, et partant, protéger la communauté toute entière dans le cadre de l’immunité collective ».

Et donc, « Je nous invite à prendre nos responsabilités ; faisons confiance aux équipes de vaccination et faisons vacciner nos enfants pour renforcer leur immunité contre les maladies évitables par la vaccination ». Surtout que « Nul n’a le droit, au nom d’une quelconque manipulation des réseaux sociaux, d’exposer son enfant ». D’ailleurs, « Comme au 1er tour, je viens de faire vacciner ma fille contre la poliomyélite », a tweeté le Minsanté le 10 octobre dernier.

VPH et « rumeurs ubuesques »

Abordant le vaccin contre le cancer du col de l’utérus « dont la campagne est en cours de structuration », Manaouda Malachie s’est voulu clair. « Le débat n’a aucune raison d’être lorsqu’on observe les délabrements génitaux et physiques de ce cancer d’une part, et la détresse des familles dont les mères sont victimes de ce cancer évitable par la vaccination et si coûteux à guérir quand il frappe ses victimes, d’autre part », martèle l’autorité tutélaire de la santé au Cameroun.

Il n’a pas manqué de décocher une petite pique à l’endroit de « Ces pays développés d’où viennent généralement toute cette désinformation ». Et de rappeler aux populations que tous ont « pour la plupart, procéder à l’immunisation obligatoire de leurs enfants ». De ce fait, « Ne nous laissons pas entrainer par des rumeurs ubuesques ».

Bien plus. « Nous n’avons donc pas le droit de prendre le risque considérable de ce cancer quand le Gouvernement a pris toutes les dispositions pour protéger gratuitement nos fillettes âgées de plus de 9 à 14 ans ». En définitive, « Je saisis cette tribune pour exhorter tous les parents à poursuivre la vaccination des enfants selon le calendrier habituel afin de les protéger contre les Maladies ».

Olive Atangana

Journaliste diplômée de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication (Esstic) au Cameroun. Passionnée et spécialisée des questions de santé publique et épidémiologie. Ambassadrice de la lutte contre le paludisme au Cameroun, pour le compte des médias. Etudiante en master professionnel, sur la Communication en Santé et environnement. Membre de plusieurs associations de Santé et Politique, dont la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ) et le Club des journalistes politiques du Cameroun (Club Po). Très active sur mes comptes Tweeter et Facebook.

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