(Lurgentiste.com)- L’hôpital de district de Mamfe, dans la région du Sud-Ouest a été attaqué dans la nuit du mercredi 8 juin 2022 par des hommes armés, soupçonnés d’appartenir aux milices séparatistes. Les images et vidéos montrent une infrastructure hospitalière réduite en cendres. Neuf des 12 bâtiments que compte cet hôpital ont été consumés par les flammes. Seules la pharmacie et la morgue de l’hôpital ont survécu aux flammes.

De sources officielles, 49 patients se trouvaient dans l’hôpital au moment de l’attaque. Fort heureusement, ils ont pu être secouru « grâce à la bravoure des personnels de santé aidés par les populations » et aucune victime n’est à déplorer. Dans un communiqué de presse daté de ce 9 juin, le ministère de la Santé publique informe que des mesures urgentes ont été prises pour garantir la continuité des services.

Ainsi, il a été instruit la mise en place « sans délai » d’un hôpital de campagne, l’acheminement et le déploiement du matériel médical dans ce DS et la prise en charge psychologique des personnels de santé, des victimes et des membres de leurs familles. « Cette attaque sans précédent dans un hôpital d’une importance vitale va fortement affecter la population, dans une région où l’accès aux soins est déjà gravement restreint par des années de violence », regrette Sylvain Groulx, responsable des opérations de Médecins sans frontières en Afrique centrale.

A noter que tout est parti d’un échange de tirs entre l’armée et les assaillants. Le Sous-préfet de Manyu s’est rendu sur le site de cet hôpital du district pour évaluer les dégâts. A noter que ce n’est pas la première fois qu’une formation sanitaire est incendiée depuis le début de ce conflit sécuritaire dans les régions anglophones. Or, le droit international humanitaire interdit toute forme de violence ou acte d’agression sur les hôpitaux, personnels de santé et ambulances.

 

 

 

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