Elles ont été prescrites par le premier ministre à l’issue du comité interministériel tenu hier.

La réunion hebdomadaire du Comité interministériel chargé d’évaluer et de suivre la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de riposte contre la pandémie du COVID-19 au Cameroun s’est tenue à Yaoundé hier 4 juin 2020. C’était sous la présidence de Joseph Dion Ngute, Premier ministre. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour, la pandémie de la maladie à Coronavirus dans son volet prise en charge des malades notamment.

A ce sujet, Joseph Dion Ngute a prescrit au ministre de la Santé publique, « de finaliser le processus de mise en service des Centres spécialisés de traitement du COVID-19 dans toutes les Régions de notre pays. Il devra en outre poursuivre et intensifier la campagne de dépistage en cours, afin que les personnes testées positives au COVID-19 soient rapidement identifiées et prises en charge », rapporte le communiqué final ayant sanctionné les travaux.

Dans la même dynamique visant à améliorer la prise en charge des malades, sept formations sanitaires privées ont par ailleurs manifesté leur volonté d’accompagner le gouvernement. La communication gouvernementale se félicite de l’ouverture des sept centres supplémentaires de prélèvement. Aussi, « les districts de santé ont aussi été dotés de kits de dépistage, dans le cadre de la décentralisation de la riposte ».

Tester massivement

Mardi dernier, Manaouda Malachie annonçait d’ailleurs que « le gouvernement vient d’acquérir 100 000 test rapides antigènes en plus des 45 000 tests moléculaires. La devise c’est Tracking, Testing and Treat ». Tel est l’un des objectifs des autorités camerounaises. Longtemps critiqué pour sa faible capacité de testing contrairement aux autres pays africains (Gabon, Egypte et Maoc par exemple), le Cameroun a décidé d’inverser la donne.

Ainsi, six nouveaux sites de prélèvements pour tester plus de personnes ont vu le jour, tel que l’a annoncé le Minsanté le 3 juin dernier. Il s’agit des centres de santé intégrés (CSI) de Simbock et d’Ekounou, les centres médicaux d’arrondissement (CMA) d’Oyom-Abang et d’Ahala, l’esplanade du stade omnisports Ahmadou Ahidjo et le Palais polyvalent des sports de Yaoundé (Paposy). Les infirmeries de la police et du ministère de la Défense (Mindef) ont, quant à elles, été érigées en « sites spéciaux » de prélèvements.

Le but est de « tester massivement » toutes les personnes potentiellement porteuses du virus, pour d’endiguer la propagation du coronavirus. Depuis le début de l’épidémie le 6 mars dernier, seuls les cas suspects étaient testés en priorité. Or, à en croire les épidémiologistes, le dépistage est un moyen efficace et sûr contre la Covid-19. Car les malades détectés tôt et vite pris en charge guérissent dans la quasi-totalité des cas. Plus de 30 000 analyses ont été effectuées sur l’ensemble du territoire national depuis le début de l’épidémie. L’objectif du Minsanté est d’atteindre 50 000 analyses d’ici le 15 juin prochain.

Accent sur les gestes-barrières et le port du masque

De cette concertation gouvernementale, il ressort également qu’un accent particulier sera désormais porté « sur le respect des gestes-barrières et le port des masques de protection dans les campus scolaires et universitaires ». Le chef du gouvernement a donné ces directives aux ministres du secteur éducatif.

Ils devront en outre s’assurer de la prise de température à l’aide des thermoflashs et de la désinfection des mains, à l’entrée de chaque établissement scolaire ou universitaire. Aussi, ils devraient mettre en place, en liaison avec le ministre de la Santé publique, un dispositif de veille sanitaire précisant aux chefs d’établissement le protocole à suivre, face à un cas suspect de COVID-19.

Sensibilisation à travers les médias

Au ministre de la Communication, Joseph Dion Ngute a demandé de poursuivre les actions de sensibilisation à travers les médias. Ceci, afin de rassurer les parents, les étudiants et les élèves sur les mesures prises par le Gouvernement pour éviter la propagation du COVID-19, en milieu scolaire et universitaire. Pour conclure, le Premier ministre a demandé aux membres du Gouvernement de persévérer dans la lutte contre le virus mortel et de veiller au respect par les populations des gestes barrières et des mesures prescrites par le chef de l’Etat.

Le Cameroun connait est installé depuis l’assouplissement des mesures restrictives dans un contexte forte contagion de la maladie sur l’étendue du territoire. Selon les chiffres communiqués hier 4 juin, l’on dénombre 7392 décès et 205 décès.

 

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