Sinopharm, l'un des vaccins administré au Cameroun.

Il devient ainsi le 29e pays au monde et le 4e en Afrique à l’autoriser.

Le choix du Gabon s’est porté sur le vaccin russe Spoutnik-V pour lutter contre le Covid-19. L’information a été rendue publique hier 17 février par le Fonds d’investissement direct russe (RDIF), par le biais d’un communiqué de presse. « Sputnik V sera une partie importante du porte-feuille national de vaccins du Gabon », a fait savoir Kirill Dmitriev, PDG de RDIF.

En fait, « Le vaccin a été autorisé selon la procédure d’autorisation d’utilisation d’urgence », précise l’ambassade de Russie au Gabon.  Selon la représentation diplomatique, le Gabon devient ainsi le 29e pays au monde (dont l’Argentine, la Serbie, la Bolivie, le Mexique, le Paraguay, le Pakistan, le Liban et le Vénézuela) et le 4e Etat d’Afrique à l’autoriser. Une autorisation qui s’est faite dans un contexte où le pays est secoué par la 2e vague de la pandémie mondiale au nouveau coronavirus.

De plus, le variant britannique, réputé sept fois plus contagieux, est en circulation dans ce pays qui compte 100 cas positifs et 970 cas actifs selon les chiffres officiels du 12 février 2021. A en croire la revue médicale de référence mondiale « The Lancet », le vaccin russe est l’un des trois premiers vaccins au monde avec une efficacité de plus de 90%. De plus, sa distribution facile et son prix abordable font un vaccin pour lequel les Etats optent de plus en plus.

Le Cameroun à la traine

A noter que le Gabon adopte le vaccin russe au moment où le Cameroun, pays le plus touché d’Afrique centrale avec 32 749 cas positifs, 523 décès et 158 personnes sous oxygène, tergiverse encore sur le choix d’un vaccin adéquat. « On est encore dans cette phase de préparation sur les différentes possibilités (…). On va décider de comment est-ce que ça va se mettre en place au Cameroun. Pour le moment rien n’est encore ancré dans le marbre », a fait savoir ce 18 février, le Pr Yap Boum. L’épidémiologiste par ailleurs directeur D’Epicentre Afrique s’exprimait ainsi sur l’émission « Priorité santé », diffusé par Radio France Internationale (RFI).

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