Séquelles du Noma.

Fin de calvaire pour plus de 150 « enfants sans visage » au Cameroun. Dès ce 14 mars 2022, ils pourront bénéficier d’un nouveau visage et d’un « sourire digne », après les opérations chirurgicales qu’ils vont subir. C’est à la faveur d’une campagne de chirurgies du Noma et des malformations du visage à l’hôpital militaire de région numéro 2 à Douala.  Elle cible tous ceux qui ont cette maladie, une pathologie faciale et une brulure ou un accident de la voie publique. D’après le Colonel Médecin Badang Dimitri, les objectifs de cette campagne qui s’achève le 30 mars prochain sont la réparation des séquelles que présentent ces patients, « afin de pouvoir les réintégrer socialement car ces patients sont souvent des exclus sociaux ».

En fait, l’Ordre national des médecins du Cameroun, les Associations « Noma Fund » et « Les Enfants du Noma France », les experts français de la chirurgie maxillo-faciale et le ministère de la Défense du C ameroun ont été sensibles au problème de socialisation de ces enfants porteurs de délabrement faciaux. Ensemble, ils « ont décidé de conjuguer leurs efforts pour donner une chance de réintégration sociale à ces enfants en leur redonnant un visage », explique celui est Chef service spécialisé d’ORL et de chirurgie cervico maxillo-faciale à l’HMR2.

Cette initiative va donc consister selon l’Enseignant-chercheur à la Faculté de médecine de Douala, à prendre en charge les enfants victimes de cette infection gangreneuse qui s’attaque à la bouche et au visage ou de malformations du visage soit par action congénitale ou acquise (brûlures ou accident de la voie public). Les soins, l’hébergement et la nutrition de ces patients dont 50 viennent du Grand-Nord sont gratuits pendant la durée de cette opération. A noter que cette maladie est principalement causée par la malnutrition, un mauvais état de santé général et une mauvaise hygiène bucco-dentaire. D’autres pathologies comme la rougeole et les oreillons l’accentuent.

Son nom est issu du mot grec Nomein, qui signifie « dévorer ». Également appelé « la maladie de la pauvreté », elle touche plus de 140 000 enfants dans le monde, âgés de 2 à 6 ans. Ce mal fait 80% de morts chez ceux qui en souffrent. 20% sont guéris mais, « vivent dans des souffrances atroces, avec des séquelles monstrueuses. Ils ont tous les malheurs dans leurs dos », regrette Philippe Bellity, chirurgien, Président de « Les Enfants du Noma ».  Une alimentation équilibrée et une bonne hygiène bucco-dentaire suffisent à la prévenir.

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