Une conférence médicale nationale pour soigner la qualité des soins.

(Lurgentiste.com)– Le Cameroun a un gap de 57 000 personnels de santé. Pour ne rien arranger, sur ceux disponibles, 90% veulent travailler dans les villes de Yaoundé et Douala pour des raisons de maladies et autres, d’après les responsables du ministère de la Santé publique.  « Autre chose qui complique, c’est l’ambition de nos personnels. Nous avons pour la seule année 2022, environ 121 à 125 personnes qui étaient déjà sur le terrain qui sont allés en spécialisation. Et il faudrait trouver des personnels pour les remplacer », a expliqué aux députés en décembre dernier, Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique (Minsanté).

Pour faire face à cette situation, ce membre du gouvernement dit avoir dans un premier temps fait un plaidoyer pour le recrutement des personnels à statut précaire dans les hôpitaux publics. « Concrètement, nous avons demandé qu’on les contractualise », précise le Minsanté. Ils sont de l’ordre de 20 à 21 000, selon ses chiffres. Ensuite et surtout, « Nous avons également fait un second plaidoyer qui vise le recrutement de 5000 personnes par an sur 5 ans et qui devait arriver à nous faire recruter 25 000 personnes », précise ce dernier. Le but est de renforcer la disponibilité des ressources humaines de qualité dans les formations sanitaires du pays.

Certes, Manaouda Malachie reconnait que ce recrutement échelonné ne va pas aider à se mettre au niveau du rattrapage du gap constaté. Mais, « nous pensons que si on fait ce recrutement, on pourrait quand même souffler un peu ». D’après ses explications, le recrutement pourrait se faire par région, par département, « en disant si on vous recrute c’est pour telle formation sanitaire et que vous ne pourriez pas bouger de là avant 5 ou 10 ans ». Ceci « devrait fixer les gens pour que nous n’ayons plus ce désert que nous avons », se dit-il. Optimiste.

Mais pour l’heure, « Donc nous sommes entrain de rationaliser la gestion du personnel. Nous avons donné un certain nombre d’instructions à nos collaborateurs sur le terrain et interpellé les autorités administratives pour que nous essayons ensemble de faire une gestion rationnelle de ces ressources humaines sur le terrain. Mais ce n’est pas le plus facile parce que nous n’avons pas beaucoup de personne à notre disposition », a-t-il déclaré.

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