Du 4 mai 2018 au 22 janvier 2020, 2303 cas ont été signalés 197 confirmés

En deux ans au Cameroun, le choléra a tué 120 personnes. Soit 62 dans la région du Nord (pour 1212 malades), 35 à l’Extrême-Nord (avec 629 cas), 17 au Sud-Ouest (pour 363 malades), 5 dans le Littoral (et 26 cas) et au Centre (pour 72 cas). Le taux de létalité lui, est de 5,2%. C’est le résumé de la situation épidémiologique du 18 mai 2018 au 22 janvier 2020 qui indique ces statistiques inquiétantes. Ce d’autant plus les régions du Sud-Ouest et du Littoral continuent d’enregistrer des malades.

A propos de cette dernière, tout part du 4 janvier 2020, avec la notification de deux cas confirmés plus tard, au District de Santé (DS) de Nylon. Le 12 janvier 2020, c’est celui de Manoka qui à son tour, notifie deux cas suspects et le 14 janvier 2020, cinq autres le seront dans la même aire de santé. Des cas confirmés le 15 janvier 2020, à l’issue des résultats d’analyses effectués au laboratoire de l’hôpital Laquintinie de Douala (HLD).

A en croire le ministère de la Santé publique (Minsanté), le risque sanitaire majeur est la propagation de l’épidémie dans les autres régions. Aussi, les menaces de contamination des points d’eau par la défécation à l’air libre sont tout aussi élevés. Néanmoins, le Centre des Opérations d’Urgence de Santé publique (Cousp) est en alerte au niveau Central, avec notamment des activités de préparation et de réponse dans ces régions. Le renforcement de la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire et plus particulièrement dans les régions du Nord, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord n’est pas en reste

Gaps dans la réponse

Cependant, chaque région fait face à des gaps et difficultés dans la réponse à la maladie. Ce sont par exemple une insuffisance en intrants choléra au Littoral, le stock de Ringer Lactate tout aussi insuffisant au niveau de la région du Sud-Ouest, sans oublier la rupture de chlore. Les équipes engagées dans la lutte contre cette infection intestinale aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae sont entre autres, les ressources humaines, financières et matérielles limitées, l’enclavement de certaines zones affectées et les problèmes sécuritaires dans le Sud-Ouest.

En rappel, le choléra est apparu pour la première fois au Cameroun en 1971. D’après le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), depuis 1990, des épidémies importantes ont été enregistrées en 1991, 1996, 1998,2004,2010 et 2011. La tendance générale montre une augmentation annuelle du nombre de cas. Entre 2004 et 2013, la surveillance épidémiologique a notifié 46 172 cas avec 1 817 décès. Soit un taux de létalité de 3,9 %.

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