Selon de récentes études, 50 % des maladies mentales chez les Jeunes commencent dès 14 ans et 75% à partir de 24ans.

« Les jeunes et la Santé Mentale dans un monde en mutation ». C’est sous ce thème que s’est célébrée le 10 octobre 2018, la journée mondiale de la Santé Mentale. A travers ce thème au niveau mondial, il est question de se pencher sur les problèmes de la santé mentale de cette jeunesse qui est certes l’avenir de demain, mais davantage celle du Cameroun. Selon des études récentes, 50 % des maladies mentales chez les Jeunes commence dès 14 et 75% dès 24ans. C’est d’ailleurs cette tranche qui a le taux séroprévalence le plus élevé dans notre pays. Aussi, la tranche des jeunes âgés de 14-26 ans une très sensible. « La santé mentale c’est aussi nous-même. Comment nous considérons les jeunes. Aidons les jeunes. Le monde qui change leurs fait peur. Tenons leurs la main et avec douceur, considération, respect, empathie, bienveillance, rassurons-les. Apprenons-les à voir le monde de façon positive et à travailler pour l’améliorer. Ils sont notre future », exhorte Didier Demassosso, psychologue-Clinicien. D’après les psychologues, le milieu familial et ses différents dysfonctionnements sont un facteur ayant un impact sur la santé mentale des jeunes. Voilà pourquoi ce thème vise à sensibiliser les familles pour un encadrement efficace des jeunes, en évitant au maximum les familles recomposées, monoparentales et en contrôlant l’accès des jeunes aux écrans et aux substances psychoactives.

Ces mutations sociales sont à l’origine des carences affectives qui poussent les jeunes à se pencher vers ces substances. « C’est le problème majeur de ces familles recomposées, monoparentales en prolifération et surtout les carences affectives de toutes sortes. Autre problème de la jeunesse camerounaise en santé, c’est au travail. Ces jeunes face aux concepts de productivité, rentabilité, etc. On parle ici de nouveaux concepts de ce monde en évolution qui ont un impact non seulement sur la santé des individus mais aussi sur le développement d’une société», explique le Dr Laure Menguene, Psychologue en service à l’hôpital Jamot de Yaoundé. Pour Didier Demassosso, « Les jeunes ont besoin d’être rassuré, soutenu, encouragé, félicité. Il faut qu’ils comprennent que malgré l’adversité, ils peuvent s’en sortir ! Ils doivent voir cela dans nos yeux, nos actions. C’est de cette confiance en eux venant des attitudes empreintes d’amour et de compassion d’adultes qu’ils deviendront des hommes et femmes forts et prêts pour un monde nouveau qui s’annonce particulièrement stressant. Ils ont besoins de se sentir en sécurité ! Ils ont besoin de savoir qu’ils ont des adultes sur qui compté ».

Et au Dr Menguene de conclure qu’« Aux jeunes, l’amour. Remettons tous plus que jamais, l’amour au centre de notre existence. Aux jeunes, restez positifs. C’est bon pour le mental. Le pessimisme est nocif. La vie est faite des éléments positifs et négatifs. Le changement passera par la santé mentale ».

Cette journée qui se célèbre depuis 2004 a été instaurée par les Nations unies pour établir le lien entre la santé mentale et la santé physique.

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Journaliste diplômée de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication (Esstic) au Cameroun. Passionnée et spécialisée des questions de santé publique et épidémiologie. Ambassadrice de la lutte contre le paludisme au Cameroun, pour le compte des médias. Etudiante en master professionnel, sur la Communication en Santé et environnement. Membre de plusieurs associations de Santé et Politique, dont la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ) et le Club des journalistes politiques du Cameroun (Club Po). Très active sur mes comptes Tweeter et Facebook.

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