Le Minsanté, le Doost et les autorités face au désastre.

(Lurgentiste.com)– Les bébés prématurés qui naissent à l’hôpital de district d’Akonolinga sont condamnés à un triste sort. Les deux couveuses dont dispose le service de néonatalogie de cette formation sanitaire publique sont en panne. Les malades ayant besoin d’une transfusion sanguine ne sont pas non plus lotis à la meilleure enseigne. La banque de sang n’est pas opérationnelle, « en dépit de la demande en produits sanguins », indique le ministère de la Santé publique (Minsanté).

Les équipements sanitaires mécaniques et électriques ne connaissent pas un meilleur sort. Ils sont presque tous hors d’usage. « La pharmacie ne dispose que d’un stock de médicaments urgents très limité » tandis qu’au bloc opératoire, « le besoin urgent d’une table d’opération fonctionnelle et d’une table d’anesthésie est exprimé », dresse le ministère de la Santé.

À ce visage hideux, s’ajoute « une insalubrité matérialisée par la broussaille juste derrière les bâtiments ». L’intérieur de l’hôpital ne fait pas non plus beau à voir. Des installations électriques à l’entretien des murs en passant par la charpente « qui prend de l’eau de toute part »« Presque tout est à refaire », diagnostique le Minsanté. Mais ce n’est pas tout. Dans les salles d’hospitalisation, les lits sur lesquels sont disposés des matelas déchirés sont vétustes et dépourvus de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Milda).

Même l’aménagement des espaces « laisse à désirer », déplore ce département ministériel dont le maître de céans y a effectué une visite de travail. Tenez par exemple : « Au service d’imagerie, l’appareil de radiologie est placé juste à l’entrée d’une salle obscure alors que dans le service de chirurgie, une salle entière est transformée en magasin ou des lits obsolètes sont disposés de part et d’autre. Par ailleurs, dans la salle de Physiothérapie, des chaises et autres matériels usagés sont surmontés sur une sorte d’échafaudage », liste-t-il.

Pour Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, « Le malade doit être à l’aise à l’hôpital ». Ce qui commence à ses yeux, par l’ordre qui doit régner au sein de l’hôpital de district d’Akonolinga. Mais, pour le Dr Elanga Vincent de Paul, son directeur, il faut tout aussi renforcer le plateau technique, le personnel et doter l’hôpital en ambulance. À l’issue d’une séance de travail avec le personnel et les autorités administratives, il a été décidé qu’un état de besoins doit être soumis aux services du Minsanté pour s’y pencher et « les satisfaire dans la limite de ses possibilités ».

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