C’est le résultat d’une étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME).

22 803. Ce chiffre est le nombre de décès dont est responsable le VIH/Sida Sida au Cameroun en 2017. L’information est contenue dans un rapport paru au mois de mai 2019 et conduit par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). L’étude a été réalisée pour l’ensemble des 47 pays de l’Afrique subsaharienne. Et, « Les résultats mettent en évidence une forte variation dans la prévalence, ainsi que des évolutions de cette prévalence dans le temps à l’intérieur de chaque pays», fait remarquer l’auteur dans un communiqué.

C’est donc ainsi qu’elle fait remarquer qu’en 2017, le plus haut taux de prévalence du VIH au second échelon administratif du Cameroun était de 6% dans le département de Lom-et-Djerem. Le taux le plus bas était de 1,1% dans le département de Mayo-Kani selon la même année. L’étude indique aussi que le plus grand nombre de personnes âgées de 15 à 49 ans vivant avec le VIH (Pvvih) réside dans le département de Mfoundi.  L’étude révèle aussi qu’entre 2000 et 2017, le nombre de Pvvih âgées de 15 à 49 ans en Afrique subsaharienne a augmenté de 3 millions. Et ce, malgré le recul de la prévalence du VIH. « Nos travaux montrent que le fléau perdure, tout en dévoilant des zones géographiques dans lesquelles des interventions ciblées pourraient avoir un impact significatif », explique Laura Dwyer-Lindgren, auteure principale de l’étude et Professeure assistante en Sciences statistiques de santé publique.

 

1ere cause de mortalité

Malgré les progrès rapides de la thérapie antirétrovirale depuis l’an 2000, le sida demeure la première cause de mortalité en Afrique subsaharienne, selon les données du rapport de la Charge mondiale de morbidité de l’OMS.  Au Cameroun, une étude conduite par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), montre que le sida est responsable de 22803 décès en 2017. Cependant, les mêmes données ont aussi révélé une variation de la prévalence du VIH aux niveaux provinciaux et locaux.

Selon lui, l’objectif de cette étude qui est de «changer la trajectoire du VIH / SIDA en Afrique implique de continuer à rechercher de meilleurs moyens de connaître l’épidémie ». Voilà pourquoi, « cette publication permettra aux législateurs et aux prestataires de soins de localiser plus facilement les points névralgiques du VIH/SIDA aux niveaux nationaux et locaux, et aidera à guider un investissement raisonné des rares ressources disponibles pour l’établissement de diagnostics, la prévention et le traitement», explique John Nkengasong, directeur du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Cet institut de statistique sur la santé publique à l’Université de Washington a relevé de frappantes disparités entre les taux d’infection par le VIH / Sida au Cameroun et dans d’autres pays africains. Elle est la première à cartographier de manière compréhensive la prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans à un niveau granulaire et territorial, pour l’ensemble des 47 pays de l’Afrique subsaharienne. « Notre objectif est de fournir des données solides qui puissent servir à prévenir des infections futures et offrir des soins appropriés aux personnes vivant avec le VIH », précise Laura Dwyer-Lindgren.

 

 

 

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