(Lurgentiste.com)- La région du Sud-Ouest vient de recevoir un appui financier pour lutter efficacement contre le choléra qui y sévit depuis le 27 octobre 2021. Il s’agit d’un financement de 35 millions de Fcfa alloué à la région par l’Unicef, un de ses partenaires technique et financier. Selon nos sources à la délégation régionale de la Santé publique pour le Sud-Ouest, cet argent servira à la formation des agents de santé communautaire, à la sensibilisation, au Wash (hygiène et assainissement), à la surveillance communautaire et à la prise en charge communautaire.

D’autres partenaires sont également venus à la rescousse du Cameroun pour cette riposte. Il s’agit par exemple de Médecins sans frontières (MSF) qui a aménagé des centres de traitement à Bamusso et Kombo Etindi et y a affecté du personnel. Pour l’heure, les équipes de la délégation régionale sont également sur le terrain. Une campagne de vaccination est en vue « mais rien de précis jusqu’ici», confie notre source médicale.

Cet appui financier intervient au moment où les équipes faisaient face à un manque de moyens financiers, humains et matériels pour faire face à cette maladie. C’est-à-dire descendre sur le terrain, transporter les médicaments et les équipements du Wash de la délégation régionale (Buea) pour l’épicentre de l’épidémie. Cela se fait par transport maritime et nécessite des ressources financières. Les équipes font malheureusement face au coût élevé du transport maritime du matériel et des patients dans cette zone. « Descendre sur le terrain coûte cher surtout que c’est en côte marine. Il faut un bateau qui va d’Idenau pour l’épicentre de l’épidémie. Et pour aller dans ces villages, il faut aussi un bateau », explique un épidémiologiste de terrain impliqué dans cette riposte.

Sauf que, mobiliser cette logistique relève de la croix et la bannière. Par exemple, la location des bateaux avec carburant en aller et retour varie entre 200 et 250 000 Fcfa pour une journée. Le besoin de gilets de sauvetage pour un transport maritime sûr s’est aussi posé. Et ce n’est pas tout. « Pour référer un malade d’un village de pécheurs dans un hôpital c’est à peine 15 min mais ça coûte 30 mille Fcfa parce que ce transport se fait par bateau. Les familles se plaignent de cela. C’est pourquoi la plupart des cas arrivent quand c’est déjà une forme sévère », regrette notre source.

A noter qu’au 16 novembre, 79 cas avaient déjà été notifiés et 6 décès enregistrés. Le premier cas a été notifié le 27 octobre 2021 et confirmé le 29 octobre. Bamusso, Ekondo Titi, Kombo Itindi, Boa Balondo sont des zones de santé affectées par cette maladie. Tandis qu’Ekondo Titi, Bakassi, et Mbonge sont eux, les trois districts de santé (DS) désormais impliqués.

 

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