Dr Menguene: "Le remède de la santé mentale c'est le bien-être".

Par ailleurs, selon la Sous-direction de la Santé mentale du Minsanté, le pays dispose d’une centaine de psychologues cliniciens qui désertent malheureusement les couloirs des formations sanitaires.

La santé mentale est encore le parent pauvre de la santé publique au Cameroun. L’on ne cesse de le marteler à la Sous-direction de la santé mentale du ministère de la Santé publique (Minsanté). Et les données relatives au personnel dédié à la prise en charge des patients souffrants des pathologies liées à la santé mentale de cette Sous-direction l’en attestent. Selon le Dr Laure Menguene, psychiatre et sous-directeur de la santé mentale, le Cameroun ne compte que 11 psychiatres à l’échelle nationale. Soit un psychiatre pour plus de 2 millions d’habitants.

A côté, le pays dispose de près d’une centaine de psychologues cliniciens. Seulement, ceux-ci ont déserté les couloirs des formations sanitaires (Fosa). D’où le plaidoyer lancé pour leur déploiement dans les Fosa. «Nous profitons pour faire le plaidoyer pour que ce personnel formé pour assurer le bien-être mental soit dispatché dans des formations sanitaires, car  c’est  dans  ces  formations qu’on  retrouve  des  populations qui souffrent de   plusieurs  traumatismes», plaide le sous-directeur dans les colonnes du quotidien Lejour.

Dr Menguene: « Il faudrait qu’il y ait plus d’investissements dans la santé mentale ».

Guide national simplifié

Conscient de ce que « Le rôle du Minsanté est de veiller au bien être tant physique que mental des populations », des axes de prises en charge ont été néanmoins définis. Il s’agit par exemple d’un guide national simplifiée en santé mentale dans lequel sont identifiées 11 à 12 pathologies liées à la santé mentale, dont les plus rencontrées sont : les troubles psychotiques, l’accès maniaque du trouble bipolaire, et la consommation de substances psychoactive. « A l’intérieur il y a des algorithmes de prise en charge parce dans la stratégie nationale, il est question d’offrir des soins de qualité en santé mentale», indique la psychiatre.

C’est aussi un guide conçu à l’attention des médecins et aides-soignants qui peuvent se substituer en psychiatres en raison du déficit de spécialistes. A noter qu’un psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale, exerçant la psychiatrie. Il diagnostique, traite et tente de prévenir la souffrance psychique et les maladies mentales. Le psychiatre, après une formation médicale polyvalente, effectue une spécialisation en psychiatrie générale. Comme tout médecin, il doit prendre en charge le patient dans sa globalité et tenir compte de son état de santé général.

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