Par exemple, l’offre infrastructurelle sera renforcée à travers entre autres, la finalisation des projets du Planut.

Dès ce mois de janvier 2020, la gratuité des examens liés à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH) entrera en vigueur. De manière détaillée, il s’agit des consultations médicales et consultations prénatales y compris les carnets, le dossier médical, les examens de suivi biologique (CD4 et charge virale), les tests de dépistage précoce du VIH pour les enfants, les médicaments antirétroviraux (ARV) et les médicaments de prévention des infections opportunistes. Dans la décision du 4 avril 2019, le ministre de la Santé publique prévient que «Le non-respect de la présente décision ou l’application des coûts informels aux services mentionnés ci-dessus fera l’objet de sanctions», prévient Manaouda Malachie. C’est assurément, l’une des actions phares à implémenter au cours de cette année budgétaire.

Avec elle, les différentes composantes contenues dans les perspectives et projections 2020 du budget de ce département ministériel. Lequel s’élève à 213,651 milliards de Fcfa, contre 207 milliards de Fcfa en 2019. L’enveloppe comporte trois innovations. Notamment, la mise en place de la politique d’élimination des frais relatifs à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida sus-évoquée et l’extension du projet chèque santé dans la quasi-totalité des districts de Santé (DS) des trois régions septentrionales. Mais, ce budget servira aussi à renforcer l’offre infrastructurelle à travers entre autres, la finalisation des projets Planut dont l’essentiel devrait être mis en service au cours de l’année 2020 et la réhabilitation des Fosa devant abriter la CAN 2021 (Hôpital Central et celui régional de Bafoussam).

Avec cette enveloppe budgétaire, le Minsanté entend en outre poursuivre les travaux de construction/extension des hôpitaux de 3e et 4e catégorie tels que Soa, Djoungolo, Nkoldongo, Galim, Touroua, Baschéo et Garoua-Boulai : la réhabilitation/extension des hôpitaux régionaux de Nkongsamba et Mokolo. Le renforcement de l’offre d’équipements des Fosa n’est pas en reste. L’action du Minsanté entend de ce fait s’appesantir sur le matériel de diagnostic comme les appareils d’échographie, de radiologie os/poumons, des fauteuils dentaires, des ambulances pour les Fosa de 3e et 4e catégorie. Le Minsanté envisage par ailleurs mettre sur pied des stratégies de prévention des pathologies, la promotion de la santé et la gestion des cas spécifiques liés entre autres à la mortalité maternelle et infantile aussi bien dans les formations hospitalières que dans les communautés. C’est ainsi que la prévention des maladies telles que le paludisme, le VIH/Sida, les IST, la tuberculose, les hépatiques virales et la transmission du VIH de la mère à l’enfant constitue le cheval de bataille du natif de Mokolo.

A propos de la Couverture santé universelle (CSU), l’accent sera mis sur la préparation à sa mise en place. Ce d’autant plus que « Le parachèvement des réflexions y relatives nous permets d’ores et déjà de disposer d’un certain nombre de postulats de base », a indiqué Manaouda Malachie. Il est ainsi prévu de poursuivre les actions comme les études financières et la révision du plateau technique des formations sanitaires primaires pour le démarrage effectif de ce projet. D’après des sources au Minsanté, il est à noter qu’en ce qui concerne l’organisation de la demande, il a été élaboré la méthodologie d’immatriculation des bénéficiaires. A partir donc de cette année 2020, ce processus sera enclenché, de même que le dossier électronique du patient et les évaluations des capacités compétitives de la population.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here