Le dernier rapport de l’OMS indique qu’il a grimpé à 219 millions, et déplore la diminution des financements internationaux.

Le dernier rapport de l’OMS rendu publique le 19 novembre 2018 indique que le nombre de cas de paludisme a grimpé à 219 millions l’an dernier. Soit deux millions de plus qu’en 2016, alors que les financements internationaux ont diminué. La maladie a tué 435 000 personnes l’an dernier, dont la majorité étaient des enfants de moins de cinq ans en Afrique. Selon l’organisme onusien qui met en garde contre la lutte mondiale contre le paludisme, les efforts mondiaux de lutte contre la maladie font état de ce qu’il y avait plus de cas de la maladie mortelle en 2017 que l’année précédente. Le document informe aussi que les moustiques ont également résisté à certains insecticides couramment utilisés pour lutter contre le paludisme. «Alors que les progrès stagnent, nous risquons de gaspiller des années de dur labeur, d’investissements et de réussir à réduire le nombre de personnes atteintes de la maladie», a déclaré directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors du lancement du nouveau rapport. Le paludisme, qui se transmet aux personnes par la piqûre de moustiques femelles infectées, survient dans 91 pays, mais environ 90% des cas et des décès se produisent en Afrique subsaharienne.

Et pour ne rien arranger, les financements étrangers vers certains des pays les plus touchés ont diminué, dans certains cas de plus de 20% pour chaque individu susceptible de contracter la maladie. « Une proportion considérable de personnes à risque d’infection ne sont pas protégées, y compris les femmes enceintes et les enfants en Afrique », a déclaré le chef de l’OMS. La plupart des cas de paludisme notifiés l’année dernière se sont produits au Burkina Faso, au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Ghana, en Inde, au Mali, au Mozambique, au Niger, au Nigéria, en Tanzanie et en Ouganda. Au Cameroun justement, comme objectif, le Plan Stratégique National de Lutte contre le Paludisme (Psnlp) vise à réduire de 75 % d’ici cette fin d’année 2018, le nombre de décès dus au paludisme. L’OMS a déclaré qu’elle envisageait de nouvelles méthodes pour intensifier la lutte contre l’une des maladies les plus mortelles au monde. Le plan comprend des projets menés par les pays pour «relancer les efforts de contrôle agressifs», a déclaré Kesete Admasu, qui dirige Roll Back Malaria. Une initiative de partenariat mondial visant à lutter contre la maladie parasitaire. « Le monde est confronté à une nouvelle réalité », a averti le chef de l’OMS.

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