Il a été présenté le 29 octobre 2019 à Yaoundé, en présence du directeur du Fonds mondial de lutte contre le paludisme. Pour cela, le Cameroun cherche des financements.

Au Cameroun, la morbidité liée au paludisme est passée de 23,6% en 2016 à 25,9% en 2018. Pendant la même période, la mortalité connait aussi une hausse, allant de 12,8% à 14,6. Des chiffres issus des résultats de l’Enquête démographique de santé de 2018. Ce qui place le pays parmi les dix pays africains qui présente un taux de prévalence et de décès encore élevé.

« Le paludisme affecte près de sept millions de personnes chaque année et il en décède 7 à 10.000 au Cameroun. C’est trop », soutient Pedro Alonso, Directeur du Fonds mondial de lutte contre cette maladie. Au cours des échanges avec les responsables du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) le 29 octobre à Yaoundé, celui qui a effectué une visite au Cameroun n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude à ce propos. Pour le responsable de la lutte contre cette maladie au niveau mondial, la solution réside dans le High Burden for High Impact (HBHI).

D’ailleurs, c’est une recommandation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui prône la mise en œuvre des interventions à hauts impacts. HBHI repose ainsi sur quatre piliers : l’engagement politique, l’utilisation de l’information stratégique afin d’éviter que les différents acteurs fassent la même chose, l’utilisation plus accrue des protocoles du ministère de la Santé publique et la coordination.

Voilà pourquoi le Plan stratégique 2019- 2023 élaboré par le Cameroun prend en compte l’approche HBHI. La lutte contre le paludisme va de ce fait mettre l’accent sur la prévention. Notamment, la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Milda), la destruction des agents vecteurs par l’aspersion des insecticides dans les lieux forte concentration des moustiques.

Seulement, la mise en œuvre de ce plan nécessite 50 milliards Fcfa. Or, « les financements de l’Etat sont rares. Le budget alloué au ministère de la Santé public reste insuffisant », indique le Dr Dorothy Achu. Le secrétaire permanent du Pnlp s’est dit inquiète du déséquilibre qui existe entre les besoins et l’offre en termes de budget. Ce d’autant plus que « l’écart pourrait attendre 58% pour les prochaines années ». Pourtant, le Cameroun souhaite réduire de 60% le taux de morbidité et de mortalité dues à cette maladie, causée par la piqûre de l’anophèle femelle.

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