"Continuons à vacciner nos enfants"

Il démarre ce 09 dans 117 districts de santé (DS) de 6 régions du pays et s’achève le 11 octobre 2020.

Stopper la circulation du poliovirus circulant de type 2 dérivé de souche vaccinale (cVDPV2) en renforçant l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans par le vaccin polio oral monovalent de type 2 (VPOm2). Tel est le but fixé par ce 2e tour de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite. Surtout que, malgré l’étape franchie dans la marche vers l’éradication de cette maladie invalidante avec le statut de pays certifié libre du poliovirus sauvage obtenu à l’issue de la réunion de la Commission régionale de certification de la poliomyélite pour l’Afrique en juin 2020, des cas de poliovirus circulants dérivés de type 2 ont été enregistrés dans certaines régions du Cameroun.

Voilà pourquoi et dans le souci de maintenir ce statut, le gouvernement a décidé d’organiser deux tours de journées locales de vaccination contre la poliomyélite (JLV). Après le 1er tour du 18 au 20 septembre dernier, le 2e démarre ce 9 octobre 2020 dans 117 districts de santé situés dans les régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Littoral et du Nord.  Car, « Un enfant qui a reçu au moins quatre doses de vaccin polio est immunisé à vie », rappelle le Dr Edzoa Essomba, Incident manager adjoint du SGI Polio pour le Centre. Il sera lancé ce jour à Nkolbisson, en raison de son faible taux de Couverture vaccinale (48%).

4876 620 enfants sont ciblés dont : 423 023 dans l’Adamaoua, 1 million 227 mille 457 au Centre, 385 814 à l’Est, 1 million 279 mille 140 enfants dans 25 DS de l’Extrême-Nord, 636 615 au Littoral et 924 573 dans le Nord. Dans l’Adamaoua par exemple, le Programme élargi de vaccination (PEV) a requis les services de 850 mobilisateurs et 1085 agents vaccinateurs qui seront déployés dans 102 aires de santé de la région. Les équipes comptent utiliser différentes stratégies à l’instar de celles fixes et fixes temporaires dans les formations sanitaires, les écoles, mosquées, églises, péages, pour atteindre la cible. « Un enfant non vacciné est une épidémie non déclarée », prévient le Dr Patrick Ngou, pédiatre.

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