Ils vont observer un arrêt de travail dès le 5 août 2019 pour non respects de leurs revendications. 

L’idylle n’aura été que de courte durée entre les Syndicats des personnels de santé et le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie. Après les négociations de janvier et avril 2019, les syndicalistes espéraient pourtant « que les différents engagements seraient tenus », l’explique Sylvain Nga Onana, président du Syndicat national des personnels des établissements/entreprises du secteur de la santé du Cameroun (CAP/SANTE). Mais, ils ont dû déchanter. «Nous sommes à six mois et aucune solution réelle. Ils ne nous ont servi que du dilatoire », regrette ce dernier.

Pour CAP/SANTE et le Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (SYNPEMS) donc, « Trop c’est trop, le gouvernement nous a endormi avec le dilatoire habituel, et ses engagements non tenus », tel qu’ils l’écrivent ces derniers. Dans un communiqué cosigné et rendu public le 23 juillet 20219, M. Balla Balla et Sylvain Nga Onana annoncent une nouvelle grève des personnels de santé dans les hôpitaux publics, dès le 5 août prochain.

« Nous sommes dans une dynamique de négociations où nous donnons du temps au gouvernement de répondre de manière sincère, aux préoccupations des personnels de santé. Quand ce temps est épuisé, nous évaluons. Comme rien n’a changé, on rentre en route », explique Sylvain Nga Onana, président de CAP/SANTE.

Chapelet de revendications

Cette fois, le chapelet des revendications des syndicalistes est égrené en 27 points. Ils dénoncent notamment, la non application du décret du 06 mars 2017 accordant des primes aux personnels médicaux et paramédicaux de l’Etat, relevant du Code du Travail ; l’absence du profil de carrière des personnels de santé, la non sanction des responsables des formations sanitaires publiques qui ne respectent pas les textes républicains en vigueur ; l’abus d’autorité des responsables des formations sanitaires ; la pénurie des médicaments et consommables dans les hôpitaux.

Les plateaux techniques défectueux et inexistants ; l’absence des normes de soins et le non affichage des recettes des formations sanitaires servant au calcul des quottes-parts et motivations ; l’arrêt de l’utilisation abusive des stagiaires de perfectionnement à statut précaire dans les hôpitaux publics, l’apurement des arriérés issus de la convention collective des hôpitaux de première catégorie ; l’application entière et totale de ladite convention, et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite sont entre autres motifs avancés pour justifier l’arrêt de travail.

Mais ce n’est pas tout. Ces Syndicats se demandent aussi où en est-on avec le recrutement de 5300 personnels médico-sanitaires annoncé par le Minsanté. Pour toutes ces revendications, « nous attendons des réponses pertinentes et concrètes », écrivent Sylvain Nga Onana et M. Balla Balla.

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