Hôpital régional de Garoua. 4 machines d’hémodialyse sur 8 endommagées

(Lurgentiste.com)- 37 malades souffrant d’insuffisance rénale étaient pris en charge au service hémodialyse de l’hôpital régional de Garoua (HRG). Malheureusement, ils doivent se répartir 4 machines seulement sur les 8 que compte ce service. « Il y a 4 machines qui sont capricieuses. La cinquième machine fonctionne de temps à autre.  Ce qui fait que nous ne pouvons que compter avec certitude sur 3 machines », confie dans les colonnes du journal L’œil du Sahel, Léa Mazakre Sefebe, major dudit service d’hémodialyse.

Une situation qui n’est pas sans conséquence sur la qualité du travail de ce personnel et le nombre de séances des patients. « En moyenne, nous recevons 15 patients par jour. Nous nous battons avec les machines qui fonctionnent puisque certaines pièces endommagées ne sont pas disponibles sur place pour pouvoir pallier à ce problème. Nous sommes obligés de faire plusieurs tours par jour. Si toutes les machines fonctionnaient normalement, on ferait juste deux tours sur chaque machine au quotidien. Mais avec 3 ou 4 machines, nous faisons 4 voire 5 tours sur chaque machine par jour », explique Léa Mazakre.

Depuis le début de cette année, 168 patients ont été enregistrés au service d’hémodialyse de cet hôpital de sources médicales. Parmi ces patients, la tranche d’âge la plus touchée est 40 ans et plus. Il s’agit généralement des personnes qui souffrent de maladies cardiaques. Les hommes sont les plus touchés avec un ratio de 7 hommes sur 10 malades, précise le major Mazakre. Plusieurs personnes sont décédées, d’autres ont abandonné et certains ont été transférés dans d’autres centres.

A noter que ce Service a été créé en 2011, et a une capacité de 42 malades. Il est subdivisé en plusieurs compartiments dont des bureaux, une salle d’attente, une salle d’eau, deux salles de traitement d’hémodialyse. En rappel, la dialyse qui est une épuration extra-rénale aide les personnes dont le rein ne filtre plus normalement les déchets à les enlever mais également l’excès d’eau.

Olive Atangana

Journaliste diplômée de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication (Esstic) au Cameroun. Passionnée et spécialisée des questions de santé publique et épidémiologie. Ambassadrice de la lutte contre le paludisme au Cameroun, pour le compte des médias. Etudiante en master professionnel, sur la Communication en Santé et environnement. Membre de plusieurs associations de Santé et Politique, dont la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ) et le Club des journalistes politiques du Cameroun (Club Po). Très active sur mes comptes Tweeter et Facebook.

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