Face à ce nuage de poussière, "Le port régulier du cache-nez est très important".

L’alerte a été donnée par un bulletin d’avertissement émis par la direction de la météorologie nationale le 17 février 2021. Le document rendu public annonçait qu’un « énorme panache de poussière saharienne transporté par l’Harmatan » venant du Tchad avait franchi le Cameroun via le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord. « Ce phénomène associé à des vents modérés réduira considérablement la visibilité et expose les personnes aux maladies et autres pathologies respiratoires », préviennent Ambesi Hans Ndonwi, chef du service des prévisions météorologiques et Bouh Salla Achille Roméo, ingénieur des travaux de la Météorologiques. Il s’agit de manière précise, des infections respiratoire (comme la pneumonie, la bronchite, l’asthme, le cancer du poumon qui affectent l’appareil respiratoire causant une gêne lors de la respiration, une toux grasse ou sèche, un essoufflement, de la peau), et les infections de la peau.

« Nous avons effectivement beaucoup de risque sur la santé des populations parce que cette poussière vient avec beaucoup de contenus. Et ces contenus ont des germes qui peuvent causer des infections respiratoires quand la poussière est inhalée, ou on peut aussi avoir des maladies respiratoires infectieuses. C’est-à-dire les maladies dues à des bactéries, les infections fongiques ou les infections virales. Pour les infections respiratoires non infectieuses, nous pouvons avoir les réactions hypersensibilité allergique, la fibrose du poumon, le cancer du poumon », explique le Dr Goufon Kuate Herve, directeur de l’hôpital de Districts de Meingana.

Mais, « Les maladies respiratoires d’un humain qui a inhalé la poussière dépendent des contenus de cette poussière », poursuit ce médecin. Parce que, « Nous pouvons avoir des poussières avec des matières comme les silicaques cristallins qui peut causer le cancer du sein, l’irritation des mucoses des narines et de la gorge. Nous pouvons aussi avoir les maladies pulmonaires ou les maladies respiratoires chroniques et obstructifs. Quelqu’un qui a eu ces maladies peut présenter la toux, le rhum, les difficultés à respirer », précise ce dernier.

En fait, pour le cas du Grand-Nord, ce sont des vents nord modérés d’environ 8 à 9 mètres par seconde qui souffleront dans les trois régions septentrionales et y transporteront des quantités de poussière d’environ 500 à 800 microgrammes par mètre cube.  Par conséquent, « Il est conseillé à la population de limiter les sorties, sinon d’arborer un masque facial », préconisent Ambesi Hans Ndonwi et Bouh Salla Achille Roméo.

En effet, « Nous sommes en pleine pandémie de Covid-19. Certaines de ces mesures barrières de la prévention peuvent également être adoptées pour prévenir les maladies respiratoires infectieuses ou non infectieuses liées à la poussière. Le port régulier du cache-nez est très important. Eviter de toucher le nez l’est aussi et se laver les mains à chaque moment », prescrit le Dr Goufon Kuate Hervé.  Cet avis est partagé par le Dr Anie Mefang, médecin généraliste à l’hôpital régional de Garoua. Elle aussi, conseille le « Port Cache nez, se laver les mains, essuyer les armoires, ne pas ouvrir les portes et les fenêtres ».

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