Deux entreprises pharmaceutiques américaine et allemande ont annoncé ce lundi, avoir avancé sur un vaccin efficace à près de 90% contre le virus mortel.

L’annonce de résultats, certes provisoires, sur l’efficacité à 90% d’un vaccin contre le Covid-19, a été faite ce lundi 9 octobre 2020 par deux entreprises pharmaceutiques. Il s’agit de l’américain Pfizer et de l’allemand BioNTech. L’essai de phase 3 de ce vaccin anti Covid-19 officiellement nommé BNT162b2, a débuté en fin juillet. Les deux laboratoires ont inoculé leur traitement à des patients sains, tandis qu’un autre groupe recevait un placebo.

Ce vaccin repose sur une approche nouvelle, dite « à ARN messager ou ARNm ». Celle-ci diffère du principe de base de la vaccination consistant à injecter dans l’organisme de faibles doses d’un agent pathogène pour stimuler le système immunitaire et l’amener à produire des anticorps pour faire barrage à la maladie causé par le pathogène en question.

En tout, plus de 40 000 personnes ont participé au test, qui conclut à un « taux d’efficacité vaccinale de plus de 90% », quand on estime généralement qu’un taux de 60% à 70% permettrait d’endiguer la propagation du virus. Les entreprises prévoient de fournir jusqu’à 50 millions de doses dans le monde en 2020 et jusqu’à 1,3 milliard de doses en 2021. Le gouvernement américain en a déjà précommandé 100 millions et l’Europe, 300 millions. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a salué une annonce « encourageante ».

Lueur d’espoir ?

Peut-on déjà entrevoir une lueur d’espoir et « happy end » à la plus grave crise sanitaire en plus d’un siècle ? Il est encore très tôt pour l’affirmer. Ce d’autant plus que la durée de la protection reste à déterminer tout comme l’efficacité dans le temps de l’injection. Le communiqué des deux laboratoires annonce « une immunité obtenue un peu plus d’un mois après la vaccination ». Donc, il est encore tôt pour se prononcer sur une protection durable.

De plus, aucune donnée n’est encore communiquée sur l’innocuité du vaccin, c’est-à-dire l’absence d’effets secondaires dangereux. En outre, on est encore loin d’une mise sur le marché. Enfin, une fois franchie la haie des mises sur le marché, BNT162b2 devra encore emporter l’adhésion d’une population de plus en plus réticente vis-à-vis des vaccins.

En tout cas, cette annonce d’un remède, moins d’un an après l’identification de la maladie en Chine, nourrit l’espoir que d’autres vaccins actuellement sur les en cours de fabrication et basés sur la même méthode scientifique verront bientôt le jour. Selon l’OMS, dix essais cliniques sont actuellement en phase 3 dans le monde. Pour l’heure, le lavage des mains, port du masque, distanciation restent plus que jamais essentiels au moment où le nombre de nouveaux cas augmente au Cameroun (22 421 cas confirmés, 433 décès au 8 novembre).

En Afrique, le Maroc lui, va lancer à partir de la mi-novembre, une opération de vaccination massive de sa population contre la covid-19. Selon plusieurs sources, il s’agirait du vaccin développé par la firme chinoise Sinopharm avec laquelle Rabat a noué un partenariat, et dont l’efficacité a été testée et prouvée. Selon le dernier bilan de l’Union africaine, le Maroc compte 252 185 cas confirmés de covid-19, dont 4197 morts et 205 556 guérisons.

 

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