Le port du masque « alternatif » pour tous est désormais obligatoire dans tous. Comment les fabriquer chez soi avec les moyens du bord. Passage en revue des règles indispensables à respecter pour les confectionner. 

Quel tissu choisir ?

Il faut utiliser des étoffes « serrées » telles que de la viscose ou du polyester, et en superposer deux ou trois couches afin d’empêcher 70% de la projection de particules d’au moins 3 microns. A titre de comparaison, les masques FFP2 recommandés pour les soignants filtrent 94% des particules jusqu’à 0,6 micron. Rappelons que le virus a une taille par lui-même de 0,1 micron, mais que c’est la taille des gouttelettes qui assurent son transport qui importe. Les tissus doivent être non irritants et souples pour s’appliquer autour du visage et assurer l’étanchéité. Les tissus non tissés sont ceux qui protègent le mieux.

Peut-on utiliser des serviettes en papier ?

Oui car elles présentent l’avantage de ne pas être tissées. Elles sont plus efficaces que certains tissus avec trame. Il est préférable de mettre plusieurs serviettes l’une sur l’autre ou opter pour la forme pliée. De plus, une étude publiée le 2 avril dans le « Lancet » montre que c’est sur le papier imprimé et le papier de soie que le virus résiste le moins longtemps (3h contre 2 jours sur du coton).

Quelle forme donner au masque ?

La forme a peu d’importance à condition que le tissu recouvre bien le bas du visage, du nez jusqu’au menton pour protéger les muqueuses. Deux types de patron : masques « bec de canard » et à plis. Quant aux attaches, il est possible de recourir à des élastiques ou à des liens qui se nouent. Faute de pouvoir mettre une réglette métallique au niveau du nez comme sur les masques chirurgicaux, des lunettes peuvent faciliter le maintien du masque et peuvent également protéger en partie la muqueuse des yeux.

Comment le laver ?

Si le masque est en tissu, il convient de le laver après chaque usage à 60° pendant 30 minutes, avec un cycle complet de machine. La lessive habituelle convient parfaitement mais l’utilisation d’adoucissant n’est pas préconisée« . Si le masque est en papier, il faut le jeter après chaque utilisation dans la poubelle grise, et non le bac jaune pour éviter tout risque d’infection pour les personnes en charge du tri sélectif.

Quelles précautions d’usage ?

Le masque n’exonère à aucun moment des gestes barrière. Autrement dit, il est indispensable de se laver les mains avant de le mettre et après l’avoir enlevé. Une fois ajusté, il ne faut plus le toucher, ni le rabattre sur son front ou son menton pour fumer une cigarette ou grignoter quelque chose. Enfin, il sera plus efficace sur une peau nue.

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