Cancers du sein et du col de l’utérus. Le taux de mortalité préoccupe

(Lurgentiste.com)– 3895. Tel est le nombre de femmes tuées par les cancers du col de l’utérus et du sein en 2020 au Cameroun. Soit respectivement 1787 et 2108 selon les chiffres officiels. Et de manière générale, le pays enregistre environ 2 300 cas de cancer du col de l’utérus et 3 300 cas du cancer du sein chez la femme chaque année. Le taux de prévalence et de mortalité élevé de ces deux formes de cancers diagnostiqués préoccupe donc le Landerneau médical. En effet, tous sont dotés d’un taux de décès de 50%. D’après les praticiens et le Comité national de lutte contre le cancer (CNLCa), 80% des cas arrivent à l’hôpital généralement à des stades avancés, métastasés.

En d’autres termes, lorsque les moyens thérapeutiques mis en place ont peu de chances d’atteindre un résultat ou alors presqu’en phase terminale. Pour ne rien arranger, le taux d’abandon du traitement est à 20% et 30% des patients décèdent après le début du traitement. Or, s’ils sont dépistés tôt, le traitement avoisine un succès de 80%. C’est la raison pour laquelle les praticiens en conclave à Yaoundé en début juin 2022 pour le cinquième congrès de la Société camerounaise de cancérologie et d’anatomie pathologique, soutiennent qu’il faut encourager les femmes à se faire dépister tôt. D’ailleurs, c’est l’une des stratégies de prévention et de prise en charge du cancer privilégiée par ceux-ci et par le gouvernement.

Ce d’autant plus que le plan stratégique national élaboré prévoit de réduire de 10% le taux de moralité et de morbidité. Ces assises se sont tenues dans un contexte marqué par l’avancée de la maladie. En 2021 par exemple, plus de 20 000 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués au Cameroun. La réflexion a donc porté sur la prévention et la prise en charge des cancers gynécologiques, mammaires, digestifs et oto-rhino-laryngologistes. A noter que la maladie commence par des lésions cancéreuses, qui peuvent durer quinze ans. À ce stade, les moyens thérapeutiques sont efficaces. Mais, passée cette étape, les lésions se transforment en cancer et réduisent les chances de survie.

Olive Atangana

Journaliste diplômée de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication (Esstic) au Cameroun. Passionnée et spécialisée des questions de santé publique et épidémiologie. Ambassadrice de la lutte contre le paludisme au Cameroun, pour le compte des médias. Etudiante en master professionnel, sur la Communication en Santé et environnement. Membre de plusieurs associations de Santé et Politique, dont la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ) et le Club des journalistes politiques du Cameroun (Club Po). Très active sur mes comptes Tweeter et Facebook.

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