Cancer du sein. Le dépistage précoce comme moyen de prévention

Les spécialistes préconisent pour cela, des examens en mammographie et l’échographie. La campagne « Octobre rose » en cours vise à réduire les coûts de ces examens.

Le cancer du sein est le premier cancer en termes d’incidence au Cameroun. Chaque année, plus de 3500 nouveaux cas sont diagnostiqués. Plus grave, plus de 2000 femmes en décèdent chaque année. Ce qui fait de lui, le premier pourvoyeur de mortalité par cancer. Le dépistage précoce est selon des spécialistes, un moyen de prévention efficace contre cette maladie.  Parce que, «Les soins de cancer sont mal connus pourtant le Cameroun en regorge », regrette le Dr Etienne Atenguena, coordonnateur de Rencontre d’experts en soins d’oncologie et de support (Resos)

«Je peux, nous pouvons» est donc le thème sous lequel se déroule depuis le 9 octobre 2019, la campagne «Octobre rose». Elle vise à réduire les coûts des examens permettant d’établir le diagnostic de cette pathologie. Il s’agit notamment la mammographie et l’échographie dont les coûts sont parfois onéreux. L’examen de mammographie par exemple coûte 30000 à 40000 Fcfa.

Cependant, ce coût est ramené à 20000 ou 25000 Fcfa pendant la période de la campagne, dans les centres concernés par cette activité dans la ville de Yaoundé. Le Groupe médical St-hilaire, le Centre médical la Cathédrale et celui médical Sainte Cécile en sont quelques-uns. Cet examen d’une quinzaine de minutes consiste en effet à explorer les tissus mammaires par des rayons X.

Pour l’édition 2019, la campagne « Octobre rose » ambitionne de dépasser le seuil de 1000 dépistages par mammographie atteint en 2018. Le résultat à terme étant de rendre familiers le dépistage et le diagnostic précoces du cancer du sein, il sera question au cours de la campagne d’encourager les femmes à effectuer une mammographie à 40 ans et à la répéter tous les deux ans à partir de 50 ans. Au Cameroun, plus de 15000 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués en 2018.

Olive Atangana

Journaliste diplômée de l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de communication (Esstic) au Cameroun. Passionnée et spécialisée des questions de santé publique et épidémiologie. Ambassadrice de la lutte contre le paludisme au Cameroun, pour le compte des médias. Etudiante en master professionnel, sur la Communication en Santé et environnement. Membre de plusieurs associations de Santé et Politique, dont la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ) et le Club des journalistes politiques du Cameroun (Club Po). Très active sur mes comptes Tweeter et Facebook.

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