Le vaccin qui fait polémique

En trois mois au Cameroun, 12 520 jeunes filles âgées de 9 ans ont déjà reçu la première dose du Gardasil, le vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Ces statistiques sont du Programme Elargi de vaccination (PEV), au 13 janvier 2021. Soit une moyenne de 4173 jeunes filles qui reçoivent volontairement le vaccin par mois. « Au regard de ce qu’il y a eu comme rumeurs et fake news autour de ce vaccin, ce que nous observons en termes d’adhésion est encourageant », confie une source au PEV. Et en termes d’effets secondaires, « rien n’a été relevé », rassure notre source.

Mais, loin de tout triomphalisme, « Nous continuons de sensibiliser les populations afin que le plus grand nombre des filles de 9 ans bénéficient de cet important vaccin », poursuit une autre source proche du dossier. Surtout que d’ici décembre 2021, le PEV a pour objectif d’amener au moins 70% des filles de 9 ans à être vaccinées contre le HPV. Pour cela, deux stratégies sont pour l’instant mise en œuvre. Celle des formations sanitaires où le vaccin y est offert (deux doses espacées de 6 mois), et la stratégie école où des fiches de consentement sont remises aux parents pour marquer leur accord ou pas.

En rappel, ce vaccin finalement introduit dans le PEV de routine le 12 octobre 2020 (après le raté du 27 novembre 2019) a été au centre d’une vive controverse. Pourtant présenté comme solution adéquate contre le cancer du col de l’utérus qui tue 1356 femmes par an au Cameroun, une frange de l’opinion camerounaise et médicale dénonce depuis l’annonce de son introduction, ses effets indésirables graves et invalidants sur les cibles.

Celle-ci doute aussi de l’innocuité, de l’efficacité et de la fiabilité de ce vaccin destiné à protéger la jeune fille non encore sexuellement active contre ce 2e cancer féminin au Cameroun (14,9% de taux de prévalence). Cette dernière craint que ce vaccin entraine une infertilité chez les jeunes filles. Ce d’autant plus qu’à leurs yeux, il n’a pas encore été prouvé qu’il va protéger les femmes contre cette maladie.

Les gynécologues eux, martèlent que vacciner les jeunes filles de 9 ans les protège à 95-97% du cancer du col de l’utérus et des autres infections liées au virus du papillome humain. A noter que 339 908 jeunes filles âgées de 9 ans sont concernées par cette opération.

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