Ce constat alarmant est de la World Stroke Organisation et seul 1/3 des patients vit avec des séquelles mineures.

La fréquence des Accidents vasculaires cérébraux (AVC) est en nette augmentation au Cameroun. A en croire le Dr Gams Massi Daniel, neurologue, un patient sur 3 décède à la suite d’un AVC. De même, un patient sur 3 vit avec un handicap sévère et une dépendance quasi-totale. Seul 1/3 des patients vit avec des séquelles mineures. Pis, un adulte sur 4 ferra un AVC au Cameroun. Tel est le constat alarmant de la World Stroke Organisation.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC célébrée ce 29 octobre 2019, le neurologue en service à l’hôpital général de Douala en profite pour sensibiliser sur les moyens nécessaires pour lutter contre ce « tueur silencieux ». D’abord, la prévention des facteurs de risque. Ce sont l’hypertension, le diabète, l’obésité, le manque d’activité physique, le tabagisme, l’alcoolisme, le stress etc… En effet, 80% des AVC sont évitables par cette prévention.

Ensuite, il faut traiter les patients qui ont subi un AVC. « Cela passe par le transport immédiat des patients vers les centres spécialisés. Le message est simple : toute personne qui présente brutalement : une perte de la parole, une paralysie de membre ou de la face, une perturbation de la vue, une perte de connaissance doit être impérativement emmené en urgence à l’hôpital », précise celui qui est par ailleurs membre du Club Neurologique de Douala.

En rappel, l’AVC correspond à l’arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau. Il peut être provoqué par l’obstruction ou par la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau. Chaque année, 140.000 nouvelles personnes sont touchées et environ 30.000 en décèdent. En 2015, l’OMS avait recensé 6,7 millions de décès consécutifs à des AVC.

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