Un flou total entoure leur identité, leur lieu de confinement et surtout, leur état clinique et prise en charge.

Le compteur des cas testés positifs au Coronavirus s’est affolé le 17 mars dernier. Ce jour-là, il a enregistré cinq nouveaux cas, portant ainsi le nombre le nombre de malades confirmés au Cameroun. Soit 10 cas de cette pandémie en 10 jours au Cameroun, selon le bilan de la pneumonie virale qui secoue le monde et enrhume l’économie mondiale. « Je voudrais malheureusement annoncer l’enregistrement de 5 cas supplémentaires à Yaoundé au Cameroun, portant ainsi à 10 malades dans notre pays », a écrit mardi matin, Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique (Minsanté).

Mais seulement, le mystère demeure sur l’identité de ces nouveaux cas, leur lieu de confinement, l’état clinique et leur prise en charge. D’après certaines indiscrétions, ces cinq nouveaux malades sont internés à l’hôpital central de Yaoundé qui a vu sa capacité matérielle passer à 10 lits. Une source sanitaire proche du dossier confie néanmoins que de ces cinq cas, un est importé de France; un contact avec le premier cas du 6 mars dernier, et trois contacts du 5e cas confirmé.

Et celle-ci de confirmer que la chaîne de contamination interne est désormais avérée. « Ce qui est certain c’est que nous allons enregistrer de nouveaux cas dans les prochains jours », prévient le Dr Etoundi Mballa Georges Alain. Et au directeur de la lutte contre la Maladie, les Epidémies et Pandémies de poursuivre : « Le plus dangereux c’est ceux qui sont arrivés au pays depuis et qui ont eu une vie sociale ».

Clair-obscur et aveu d’échec

Le lundi 16 mars 2020, le Cameroun s’est réveillé avec l’annonce d’un 5e malade testé positif au Covid-19, quelques heures seulement après le 4e. La population découvrait aussi deux de communiqués de presse du Minsanté sur la situation. Parmi eux, un pour le moins curieux, dans lequel Manaouda Malachie invitait les passagers des vols Air France et SN Brussels des 7 et 14 mars « à bien vouloir se signaler de toutes urgence ». Ce qui a suscité le courroux au sein de la population. Car, des sources indiquent que c’est plus de 100 personnes potentiellement contaminées « qui sont en divagation».

Quoi qu’il en soit, a l’analyse, cette annonce du Minsanté stipulant être à la recherche de ces passagers n’est ni plus ni moins qu’un aveu de la défaillance du système de traçage et de contrôle aux postes concernés. Pourtant, le gouvernement avait annoncé des contrôles établis aux points d’entrée aériens et maritimes dans le pays, la limitation des visas pour entrer sur son territoire et des mesures de sensibilisations dans les écoles. Déjà, sur les réseaux sociaux, l’annonce du 5e malade a poussé de très nombreux internautes d’enjoindre le gouvernement à prendre des mesures plus radicales.

« Fermez les frontières » ; « Il faut suspendre les vols » ; « Il faudrait peut-être prendre des mesures pour nos enfants. Pourquoi nos écoles restent ouvertes ? », pouvait-on lire parmi les commentaires sous le tweet du Minsanté. Et ce dernier de répondre simplement : « Chacun de nous peut arrêter la circulation de ce virus en prenant des mesures de distanciation prescrites ».

A noter qu’au 17 mars, on compte au total plus de 190 000 cas de coronavirus détectés à travers le monde et plus de 7 500 morts. En Europe, l’Italie est le pays le plus touché par le coronavirus avec 27 980 personnes testées positivement et 2 158 morts répertoriés ce mardi 17 mars en fin de journée. Sur le continent africain, plus de trois cents contaminations par le virus ont été comptabilisées. Avec sept décès, l’ampleur de la pandémie est néanmoins moins importante qu’en Asie ou qu’en Europe.

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