(Lurgentiste.com)- Nouvelle offensive du plaidoyer du collectif des médecins non intégrés à la fonction publique. Elle est adressée cette fois ci, au Président de la République Paul Biya. Dans une lettre datant du 29 septembre 2021, les 500 jeunes médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens issus des Facultés de médecine des universités d’Etat (Yaoundé, Buea, Bamenda et Douala), sollicite l’intervention du Chef de l’Etat. « Nous vous prions d’entendre les cris de détresse de vos enfants » et « sollicitons très humblement votre très haute intervention pour que soit effective notre intégration à la fonction publique », écrivent-ils.

Ils réitèrent leur détermination à mettre les compétences acquises durant leur formation au service d’«un Cameroun émergent à l’horizon 2035 ».  Issus des promotions 2013-2020, ces jeunes diplômés expriment à « celui qui incarne le pouvoir suprême de l’Etat », d’entendre leur « désarroi et frustration » inhérents au chômage qu’ils vivent depuis leur sortie des facultés de médecine publiques. Alors que le Cameroun fait face à la pandémie du Covid-19, les jeunes médecins souhaitent participer au combat.

Ils souhaitent également prendre part à l’avènement de la Couverture santé universelle (CSU). « Nous avons des compétences utiles pour notre Nation et que nous ne demandons qu’à mettre au service de nos compatriotes », insistent le Dr Tchagou Théodore et ses camarades. C’est depuis le mois de juillet 2021 que ces médecins revendiquent cette intégration à la fonction publique. Le 2 août, pour se faire entendre, ils ont organisé un sit-in devant les services du Premier ministre. En vain.

« Nous étions à la primature déposer encore une autre demande d’audience il y’a trois semaines pour voir le PM trois semaines avant d’entreprendre de saisir le chef de l’Etat. Le courrier nous a demandé de ne plus déposer un courrier ? Qu’on pourra être contacté les prochains jours. Que se sera pris comme du harcèlement si on venait à redéposer une demande d’audience », explique le porte-parole du Collectif. Entre temps, une réunion s’est tenue à la Primature en septembre dernier à ce propos. Comme présent à la rencontre, le Minfi, Minesup, Minsanté, le PM et un représentant des affaires sociales de la primature, informent nos sources.

L’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) a par la suite tenté une réunion de « concertation » le 11 août dernier et leur a demandé de mettre sur pied un groupe de réflexion et d’arrêter leurs 10 points de revendication. A ce jour, cela n’a pas été fait. « L’Ordre ne veut pas nous aider. Ils connaissent le problème mieux que nous. Chacun veut préserver son image. Peu importe si plusieurs promotions sont sacrifiées. D’ailleurs ces présidents nous ont demandé d’aller nous débrouiller dans le privé », argue le Dr Tchagou.

En tout cas, tout en remerciant Paul Biya « de la suite que nous souhaitons favorable que vous apporterez à notre cri de détresse, nous vous prions de bien vouloir croire en notre volonté de servir notre pays partout où le besoin se fera ressentir, avec patriotisme, détermination et abnégation », conclut le Collectif des médecins non intégrés.

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