(L’urgentiste.com)- Financer davantage la lutte contre les faux médicaments. C’est ainsi que le gouvernement entend en finir avec ce fléau au Cameroun. « À cet effet, un plaidoyer sera mené par les membres du Comité national auprès des responsables des différentes administrations concernées pour que se tienne une table ronde axée essentiellement sur le financement des comités de lutte », indique un communiqué du ministère de la Santé publique (Minsanté), publié à l’issue de la rencontre multisectorielle tenue ce 15 février 2022 à Yaoundé. Au cours de celui-ci, de nouvelles stratégies de lutte ont été dévoilées.

A en croire le Comité national multisectoriel de lutte contre les faux médicaments et le trafic illicite des produits pharmaceutiques, le manque de financement des comités régionaux a été identifié comme un des goulots d’étranglement de la lutte contre les faux médicaments. Il a ainsi été demandé à chaque point focal de dresser la liste des activités à mener afin de les présenter aux gouverneurs des régions. À ce problème de financement, il faut aussi ajouter la faiblesse des textes de la Douane qui ne facilitent pas une investigation approfondie des saisies des véhicules transportant les cargaisons ou encore l’absence de brigade lors des opérations coup de poing.

Raison pour laquelle il été recommandé la mise à disposition d’une brigade lors des opérations coup de poing et l’amorce de la catégorisation des médicaments. Tout comme le renforcement des capacités des acteurs de la lutte et référer les cas de délits aux administrations compétentes. Ceci, « pour aider à mettre la main sur les contrevenants ». Manaouda Malachie a présenté le 12 octobre 2021, sept stratégies visant à tordre le cou aux faux médicaments.

Ce sont entre autres, le renforcement du Système national d’approvisionnement en médicaments (Syname) à travers l’extension du réseau de distribution des médicaments et la promotion du médicament essentiel générique à des coûts plus accessibles, la réglementation et le cadrage de la distribution des produits pharmaceutiques par la définition claire du médicament et des exigences qu’il impose et les opérations de saisie et de destruction des médicaments de la rue. Sans oublier les  poursuites judiciaires contre les acteurs de ce trafic ou la fermeture des établissements clandestins.

Selon l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), les médicaments de la rue regroupent les produits contrefaits, des faux médicaments et des médicaments à l’origine de bonne fabrication, mais sortis du circuit normal de distribution. Ce circuit illicite représente un peu plus de 25 % du marché du médicament national, alors que 40 % des médicaments de la rue proviennent de la contrebande

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