Nalova Lyonga: "Ledit vaccin revêt un caractère non obligatoire".

Nalova Lyonga, le ministre des Enseignements secondaires (Minesec) demande aux délégués régionaux du Minesec, de ne pas conditionner l’admission des jeunes filles en salle de classe par l’administration du vaccin contre le cancer du col de l’utérus. En effet, « Faisant suite Très hautes prescriptions du chef de l’Etat » à propos dudit vaccin dont le cible est les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, elle rappelle dans une note rendue publique ce 11 novembre que « ledit vaccin revêt un caractère non obligatoire et de ce fait, ne saurait être une condition pour l’admission des jeunes filles dans les établissements scolaires ». En d’autres termes, aucune jeune fille ne doit se voir refuser l’accès au sein d’un établissement scolaire sous le prétexte de son refus de se faire vacciner.

En réalité, cette sortie qui fait suite à la vive polémique qui a cours depuis l’annonce de l’introduction du Gardasil au Cameroun n’est pas anodine. Elle est perçue comme une mesure d’apaisement des tensions au sein de l’opinion nationale. Le gouvernement exprime par là sa volonté d’éviter une crise sociale. Ce d’autant plus que les autorités sanitaires ont maille à partir avec l’église catholique notamment depuis son interdiction dans deux diocèses, (Obala et Nkongsamba). C’est que, les membres du clergé camerounais (et même des dignitaires musulmans) n’ont pas fait mystère de leurs doutes à propos dudit vaccin, à l’issue de leur 45e Assemblée plénière tenue à Yaoundé du 3 au 6 novembre dernier.

A noter que le 23 novembre prochain, la 2e phase stratégique de ce vaccin fera son entrée dans les écoles, après son introduction dans le PEV de routine le 12 octobre 2020. En rappel, au moins 40% des femmes sont susceptibles d’être atteintes par cette ce 2e cancer féminin au Cameroun et qu’environ 2500 cas sont enregistrés par an, avec près de 95% de décès. Et donc, « L’importance de ce vaccin n’est plus à démontrer, quand on connaît la situation épidémiologique du cancer du col de l’utérus au Cameroun », avait soutenu le Pr Tetanye Ekoe sur les antennes de la télévision à capitaux publics. En tout cas, le libre choix revient aux parents qui recevront une fiche de consentement à ce propos.

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