C’est dans le cadre de la 5e campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS).

Dès ce 3 juillet 2020, les enfants de trois à 59 mois recevront les médicaments contre le paludisme dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. C’est dans le cadre de la 5e campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) dans ces régions. L’opération organisée par le gouvernement camerounais va durer quatre mois et concerne 1 million 700 mille enfants. Soit 1 million 076 mille 658 à l’Extrême-Nord et 623 350 au Nord. “L’administration de ces médicaments est un moyen simple, efficace et gratuit qui permet de protéger les enfants de 03 à 59 mois du paludisme pendant les grandes pluies dans ces deux régions”, rappelle Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique.

C’est que, les mois de juillet, août, septembre et octobre représentent la période de pic du paludisme au Nord et à l’Extrême-Nord. Dans cette région particulièrement où le paludisme a touché 464 117 personnes en 2019, contre 377 230 en 2018 (soit une hausse de 86 887 cas), les enfants de moins de cinq ans sont les plus vulnérables. En effet, sur un taux de mortalité de 36,7% en 2019 (contre 31% en 2018), les victimes sont davantage cette couche de moins de 5 ans. Elle représente 72% de taux de décès.

60% de décès enregistrés chez les moins de 5 ans

D’où l’organisation de cette opération conduite par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). En raison de la pandémie au nouveau coronavirus qui a déjà fait 13 711 et 328 décès au Cameroun, les responsables de ce programme rassurent que l’opération va se dérouler dans le respect des mesures barrières et le port obligatoire du masque notamment.

« Pour l’année 2019, environ 1 457 309 enfants ont été complètement traités pendant les 04 cycles de la CPS. Soit une couverture de 86% d’enfants des deux régions », informe le Dr Achu Dorothy, Secrétaire permanent du Pnlp. De manière générale, « Nous avons toujours environ 6 millions de cas enregistrés chaque année et près de 11000 décès. 60% survenant chez les enfants de moins de cinq ans », fait savoir le Dr Dorothy Achu.

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